02 juillet 2009
Cher Jésus,

Tu te souviens quand je disais que t'étais qu'un acrobate en slip sur une croix qui refoulait sa sexualité sadomasochiste ?
Bah ce jour là je déconnais.
Si j'te jure.
En vrai je kiffe grave ton côté hippie chevelu complètement ouvert aux nouvelles expériences. Ma copine Marie elle m'a même offert une bougie à noël avec ta photo imprimée dessus et un texte qui disait "Il te regarde, fais de ton mieux". Sur la tête de ma mère, j'ai mis cette bougie sur ma coiffeuse entre mon déodorant Dove et ma crème hydratante aux algues. Tous les matins et tous les soirs j'te regarde avec admiration en me disant que t'es beau comme un démonte-pneu.
Tu me crois maintenant ? Tu me crois quand j'te dis que j'te surkiffe ?
Oui ?
ALORS POURQUOI TU M'INFLIGE TOUT ÇA HEIN ? POURQUOIIII ??!
J'ai jamais vécu une matinée de merde comme ça. Jamais. Alors j'te préviens, demain t'as intérêt d'être plus que gentil et de m'envoyer un p'tit chèque de 1000 euros par la poste pour te faire pardonner.
Pour commencer :
Ce matin, mon réveil gentiment posé par terre au pied du lit (ainsi placé afin que je sois obligée de me lever pour l'éteindre) a sonné à 6h30. Et 6h30 c'est tôt, surtout quand on est complètement explosée. Et une blonde complètement explosée ça devient tellement bête que ça peut en devenir très douloureux. Oooh oui.
Mon réveil a donc sonné et mon corps a courageusement essayé de se réveiller en même temps que mon cerveau pour aller éteindre ce *BiiiiiiiP BiiiiiiiP BiiiiiiiP* insupportable. Le hic, c'est que mon corps s'est réveillé AVANT mon cerveau. Et là, c'est le drame...
Je me suis assise en tailleur dans mon lit et sans réfléchir, instinctivement, en laissant mon bon sens de côté, j'ai décidé de me pencher en avant dans cette position pour éteindre le réveil au sol (basculant ainsi tout le poids de mon corps 70cm plus bas, alors que mes jambes étaient bloquées en tailleur). Cette position étant très loin d'être naturelle pour mon organisme, et ayant forcé légèrement sur les articulations de mon pauvre petit corps encore à moitié endormi, j'ai soudain entendu un craquement ignoble tellement sonore et puissant dans mon genou que j'ai cru un instant avoir pété une latte du lit. Une milliseconde plus tard j'avais le privilège de sentir la douleur monter, une douleur si intense que j'ai enfin pris conscience que j'venais de me ruiner la jambe pour du vrai. Alors j'ai hurlé à la mort, parce que j'savais pas quoi faire d'autre. J'ai hurlé comme une grosse psychopathe en me tenant la jambe droite à deux mains et en imaginant déjà la fracture ouverte. J'me suis égosillée telle une truie qui met bas pendant au moins 30 bonnes secondes en me tordant de douleur dans tous les sens (genre l'exorciste en pleine crise d'épilepsie) jusqu'à ce que j'entende à nouveau *Craaaaaaaack*. Et c'était terminé.
Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je ne veux pas le savoir, mais ce qui est sûr c'est que j'ai réveillé tout l'immeuble et que j'ai grave traumatisé mon chat.
Je me lève donc en boitillant légèrement, mais cependant très soulagée de ne pas avoir à me rendre aux urgences pour qu'on m'attribue encore une fois une paire de béquilles, quand je m'aperçois soudain que je suis tout à fait incapable d'avaler ma propre salive. Impossible d'ingurgiter mon thé ni même mon petit déjeuner, je pars au boulot avec la gorge en feu.
Une fois sur place je me mets à frissonner bien que portant un gilet et une écharpe.
- Il fait putain de froid ou c'est moi qui me tape un délire ?
- Arrête la drogue, c'est un vrai four ce bureau.
Bingo.
J'ai de la fièvre.
Alors je décide de me rendre à l'unique pharmacie du quartier pour déclarer mon état de "presque décédée" mais que voiiiis-je ?
PHARMACIE FERMÉE JUSQU'AU 10 JUILLET
J'ai eu, l'espace d'une minute, comme une envie de me pendre avec mes lacets de chaussure.
Mais pour ne rien gâcher de ma si belle matinée j'ai décidé de tenter d'aller manger à la cantine avec mes collègues afin d'avoir la possibilité de me renverser un demi-litre de sauce au poivre sur tout le mollet gauche.
J'ai passé la moitié du repas à éponger ma jambe avec des serviettes en papier tout en m'insultant à haute voix.
Je hais cette journée.
Heureusement que cette bombe de Charlie Winston est là pour me dire qu'il adore mon sourire.
Ça c'est un homme qui sait parler aux femmes, nom d'une turlutte.
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28 juin 2009
HAAaaaAAAAaaaAAAAAaaaAAAA !!!!

Ma mère a toujours eu un don inné pour me traumatiser à vie mais là elle dépasse les bornes des limites.
Alors maman (ce message s'adresse à toi), en sachant que papa et toi vous êtes amoureux et chiants comme au premier jour de votre rencontre, pourrais-tu m'expliquer pourquoi je viens de voir ceci sur ta fiche facebook s'iiiiiiil te plaiiiiiiit ?
(Oui elle est trop mignonne, elle a sa p'tite fiche facebook)
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Nan mais ça va pas ta têêêête ?!? Manquerait plus que mes potes se mettent à cliquer sur "Like"...
J't'en mettrais des open relationship moi !
J'vous jure, les jeunes de nos jours...
:)
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25 juin 2009
Un grand merci à Nagui pour avoir massacré ma chanson.
Je suis au bureau, j'ai mon casque-micro fixé sur le crâne, j'écoute cette chanson depuis approximativement trois jours, et à chaque écoute, lorsque j'arrive à 2 minutes et 29 secondes, j'ai systématiquement envie de jeter ma culotte dans la tête de mes collègues après l'avoir longuement fait tournoyer au dessus de mon écran 19 pouces. Parce que cette chanson me donne la pêche grave, merde.
D'ailleurs j'adore tellement le texte que j'ai décidé qu'on passerait cette chanson à la cérémonie pour mon enterrement. Pour que tout le monde puisse faire la teuf tout en se rappelant que WE AAAAALL KICK THE BUCKET IN THE EEEEEND, MY FRIEEEND !
CHARLIE WINSTON / Kick the bucket
Uploaded by taratata
If you say this is pop, to be singing to a tune with a rhythm like this, would it be so unpopular for a singer like me to be bringing up the fact that we're all gonna go ? Some people swear, they say they know where.
For me it's a mystery. But which ever way you see it
you have to admit it and live it and live it !
We all kick the bucket in the end ! The end !
All the girls kick the bucket in the end ! The end !
And the boys kick the bucket in the end ! The end !
Yep ! We all kick the bucket in the end ! The end ! The end ! The end ! The end !
Blew up my TV. It' was numbing my brain to be thinking the same as million other people all feeling afraid of the same thing.
But there's is nothing to lose, cause we're all on a bike and we're cycling through, getting off on our injuries - but you gotta get back on it and live it and live it to love it and live and love life.
Cause we all kick the bucket in the end ! The end !
All the girls kick the bucket in the end ! The end !
And the boys kick the bucket in the end ! My friend !
Yep ! We all kick the bucket in the end ! The end ! The end ! The end ! The end !
This is not a sad song !
I don't bring it up to get you down,
It's a celebration of all the red cells
going round and round in your body !
I don't mean to preach or to sound lilke a teacher.
No ! I only wanna cut the crap and , looking back, everybody's had to face the facts.
That we all kick the bucket in the end ! The end !
All the girls kick the bucket in the end ! The end !
And the boys kick the bucket in the end ! My friend !
Yep ! We all kick the bucket in the end ! The end ! The end ! The end ! The end !
Et je mets la traduction du refrain ["Nous cassons tous notre pipe à la fin"] pour les gens qui n'ont pas encore atteint la bilingualité absolue. Les gens comme mon père qui savent seulement dire "Aaaare you reaaadyyyy ??!!!" avant d'engager au volley. Je respecte énormément cette technique de feintage et je tiens d'ailleurs à l'honorer. Parce que y'a rien qui nous fait plus rire au monde, mes sœurs et moi, que d'entendre notre vieux père fossilisé tenter une approche dans la langue de Shakespeare.
- Les fillles ! C'est prêt ! It's a table !
- D'accord. Alors vous j'sais pas ce que vous en pensez, mais moi je crois qu'il essaie de nous dire "A table".
Wi love you so meutch papounichon.
Et grâce à toi nous aussi on sait mystifier les gens sur nos compétences linguistiques. J'ai bien marqué sur mon CV que j'étais trilingue alors que tout ce que je parle c'est l'argot et le langage des chats. (Je parle super bien le chat).
So, un clin d'oeil à mes soeurs auxquelles je dis "ItsFatherTeacher!" (Leitmotiv totalement incompréhensible du daron) et un gros Big Up à mon papa qui se fait un peu victimiser par ses trois horribles filles blondes et bêtes.
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20 juin 2009
Écoute-moi bien mon p'tit José. Tu baises les ménagères, bien, tu dois avoir le cul qui brille.
"Mais c'est pas ça qu'on appelle la classe."
(Mon nouveau truc c'est de prendre mes titres dans des dialogues de films, apparemment).
Bah sinon moi en ce moment je passe des weekends totalement féeriques et paradisiaques.

* Des vendredis soirs où je vais jusqu'au MK2 de bibliothèque avec la pétasse et ses potes pour finalement décider de rentrer chez nous parce que y'en a qui te font CROIRE qu'ils ont des places gratuites alors qu'en fait ils en ont PAS :) Les chiens galeux. Fils de chacals puants à l'odeur fétide. Et je pèse mes mots bande de tocards !
(Cette crise d'exagération aigüe n'est pas dangereuse, ne fuyez pas.)
(Je n'ai seulement pas beaucoup dormi ces dernières 168 heures.)
(Puis j'irai voir Sunshine Cleaning morte ou vive, je le dis et je le répète.)
* Des samedis matins où Bambi rentre du boulot et vient me réveiller pendant que je dors trop bien pour me dire que "Faudra que t'appelles le véto pour TamTam quand tu seras levée, y'a un problème". Mais faut pas me dire des trucs comme ça à 7h du mat à moi ! Tout de suite j'ai imaginé mon chat avec une tumeur au cerveau et j'lai pris dans le lit avec moi pour l'examiner sous toutes les coutures, complètement paniquée. J'ai jamais pu me rendormir évidemment, contrairement à la bête qui ronflait dans mon cou, alors j'ai appelé 12 fois le véto en attendant qu'il daigne décrocher à 10h.
* Des samedis midi où j'vais chez le coiffeur pour faire un carré tout neuf alors que j'ai qu'une envie c'est de les avoir long à nouveau. Et me revoilà au point de départ avec ma vieille ganache en forme de pastèque géante. Plus jamais le coiffeur, plus jamais. La prochaine fois que j'ai trop chaud j'passerai un coup de tondeuse sur mon cuir chevelu et ça me coûtera pas 40 euros.
* Des samedis après-midi où j'visite des apparts "prestigieux" dans le carré magique de Vincennes. Où j'attends l'agent immobilier en bas de l'immeuble pendant 10 minutes pour voir sortir de là Vincent Desagnat avec sa fille dans les bras. J'me suis dit "Ouaiiiiis, d'la boulette sa mère, si Vincent Desagnat habite ici c'est que ça doit déchirer du bulbe" ("en plus il m'a parlé, c'est juste le plus beau jour de ma vie"). Et en fait nan. Appart pourri. A chier. Un endroit où t'as envie de faire caca dans l'évier de la cuisine tellement c'est moche et remoche. D'ailleurs j'aimerai bien qu'on m'explique ce que vient faire un pylône en plein milieu d'une douche. Bref.
J'ai décidé de passer mon samedi soir à regarder mon chat prendre ses antibiotiques pendant que je mangerai des sushis. "Hmmm, c'est bon les sushis mon chat hein ? Ouais bah toi tu vas continuer de manger tes croquettes infectes, t'es mignon". Puis je regarderai des films d'amour sur grand écran en me disant que Julia Roberts elle a quand même des putain de narines de ouf. Ou alors j'm'enchainerai le cerveau en regardant des Dr House en anglais, et en faisant pause toutes les trois secondes pour aller chercher des mots comme "Subacute sclerosing panencephalitis" dans le dictionnaire.
Ha oui et au fait : Demain, en plus d'être le jour de la fête de la musique, c'est l'anniversaire de mon chat. Alors vu qu'il est malade j'ai eu envie de lui préparer une ptite surprise party pour le faire kiffer. Y'aura du thon Saupiquet et de la gelée de boeuf en boîte pour ceux qui veulent venir. On s'amusera à chasser des souris vivantes pour les éventrer sur le palier, ça vous dit ?
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15 juin 2009
Mangez des pommes.
Je suis folle de Chirac, qu'on se le dise. Du personnage bien sûr, pas de ce qui l'entoure et encore moins de ses opinions politiques.
Je l'aime d'amour et d'eau fraîche ce sacré Jacquot. Parce que depuis que je l'ai vu feinter en hurlant des noms de joueurs qu'il ne connaissait absolument pas à la coupe du monde 98 (the world cup ninety-eight you knooow), je lui ai trouvé une grosse ressemblance avec mon-père-ce-héros, ainsi qu'une forte tendance au ridicule qui m'attendrit profondément. Et me fait faire pipi dans ma culotte.
Chirac c'est le genre de mec à qui tu paies un coup dans un bar. Chirac c'est le genre de mec qui m'fait trop marrer :) Mais trop hein.
Jacques Chirac trop galant pour Bernadette - Vidéos
I love you so much Jack :)
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12 juin 2009
Wouaille ?

Les questions existentielles de la vie qui turlupinent mon esprit sont nombreuses, insistantes et vraiment très stupides pour la plupart. Mais elles me hantent. Ces questions qui tournoient dans ma tête le soir lorsque j'essaie de m'endormir. Ces questions qui ne trouveront probablement jamais de réponse et se perdront dans l'au-delà quand mon corps quittera cette terre ingrate. Des questions telles que :
Pourquoi Mac Gyver ne m'a t-il donc jamais téléphoné ?
La poste aurait-elle perdu toutes les cartes qu'il m'a envoyé à chacun de mes anniversaires ?
Pourquoi est-ce que je rigole comme une banane lorsque mon père me fait des guilis alors que c'est assurément la chose qui m'insupporte le plus au monde ?
Pourquoi mon chat vient-il me mettre des coups de tête lorsque je dors profondément ? Est-ce que je lui mets des uppercuts au menton pendant son sommeil moi ?
Pourquoi les hommes ont-ils des tétons ? Pourquoi ??? Est-ce qu'un jour on pourra enfin leur tirer du lait oui ou merde ?
Pourquoi suis-je donc obligée de me cogner systématiquement dans un mur à raison de trois fois par jour ? Apprendrai-je un jour à gérer mon corps dans l'espace ?
Pourquoi faut-il que je dise à chaque fois que je bois du Coca : "Wou ça piiiiiique" ???
Pourquoi les gens qui reniflent comme des porcs toute la journée ne ressentent-ils jamais le besoin de se moucher ?
Pourquoi suis-je donc si souvent obligée de montrer ma carte d'identité quand j'achète des bouteilles d'alcool ? Et pourquoi les gamines de 16 ans dans les émissions télé paraissent-elles plus âgées que moi ?
Pourquoi Nikos Aliagas ? Seigneur Dieu, pourquoi ?
Pourquoi mon vernis ne tient-il jamais plus de deux jours sur mes mains alors qu'il survit au moins deux semaines et demi sur mes pieds ?
Pourquoi n'y a t-il que les petits garçons de moins de quatre ans pour me dire à haute voix que je suis la femme de leur vie ?
Pourquoi n'ai-je donc pas le charme de Penelope Cruz, la prestance d'Angélina Jolie et la souplesse de Clara Morgane ?
Pourquoi mes parents continuent-ils de m'appeler "la petite" malgré mes 23 ans trois quart ? J'ai beau faire figure de petite fille venant de perdre sa première dent de lait à côté de mes sœurs, il n'empêche que je sais lacer mes chaussures depuis bientôt deux décennies !
Pourquoi a t-il fallu que je dise "Merci, Bisou" en raccrochant avec un client tout à l'heure ?
Pourquoi n'a t-on jamais inventé un plat constitué uniquement de croûtes de poissons panés ?
Pourquoi les aimants de mon frigo ne sont-ils donc jamais à la même place ? Un poltergeist présent dans mon appartement s'amuserait-il à les bouger dans le simple but de me faire flipper ma race tout en sachant pertinemment que je n'ai plus peur des fantômes depuis au moins trois longues années ?
Pourquoi mon père se trouve t-il atteint d'alzheimer à chaque fois qu'il s'agit de se rappeler mon prénom ? Pourquoi doit-il obligatoirement passer par "Marcelle", "Pascale" et "Evelyne" avant de se souvenir de mon formidable patronyme ?
A-LI-SON, c'est pas compliqué bordel.
A-LI-SON. (La championne, la polissonne, la fanfaronne, la friponne mais néanmoins super bonne Alison toute mignonne). (Merci de ne pas poursuivre cette liste en me traitant de bouffonne mollassonne et maigrichonne, un peu conne et super cochonne bien que laideronne pâlichonne qui se pochtrone).
Pourquoi est-ce que je me sens systématiquement obligée de mettre mon doigt dans la bouche des gens qui baillent ?
Pourquoi le jus d'orange 100% pur jus (sans colorants ni conservateurs) n'a t-il absolument pas le goût du jus d'orange pressé chaque matin avec amour ? Pourquoi ne l'appellent-ils donc pas "Jus d'orange 50% pur jus, 50% grosse arnaque" ?
Pourquoi faut-il que ma voisine du dessus fasse tourner sa machine à laver à partir de 22h ? Et pourquoi ne lui ai-je donc pas pété la gueule à coup de fer à repasser quand je l'ai croisée dans l'escalier cette semaine ?
Pourquoi pas la légalisation ?
Et pourquoi n'ai-je donc pas plus de nichons ?
Mais surtout : POURQUOI FAUT-IL QU'IL PLEUVE DIMANCHE 14 JUIN ?!?
Petit Jésus, si tu m'aimes (parce que moi je t'aime), fais en sorte qu'il ne pleuve pas dimanche. Si tu exauces mon vœu, j'te promets de ne plus jamais fouetter ma mère avec la tapette à mouche.
Deal ?
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07 juin 2009
Post-it.
Penser à toujours avoir à dispo un stock de doliprane à la maison quand j'entreprends de passer une partie de la nuit à boire des shots enflammés avec une paille.
Penser à expliquer à mon chat que vomir sur le parquet du salon le jour de la fête des mères n'est pas un gage d'amour. Spécialement quand maman a la gueule de bois.
Penser à ne strictement rien faire de la journée.
RIEN-DU-TOUT.
C'est décidé, je ne lèverai même pas mon cul pour aller faire pipi. J'attends que quelqu'un m'apporte une poche urinaire. MAIS JE NE BOUGERAI PAS DE CE CANAPÉ.
05 juin 2009
Barre-toi de mon herbe.

Après avoir passé un weekend dans la brousse parentale où j'ai eu l'occasion de chevaucher un poney de 80cm tel un prince sur son fier destrier nain, je ne peux que m'avouer reposée et prête à affronter les vicissitudes de la vie. Je me considère à nouveau apte à gérer ma life comme il se doit et à harceler les agents immobilier depuis le téléphone du boulot.
Car le weekend dernier, je me suis ressourcée. J'ai bien réfléchi aussi. Et après moult réflexions sur ma future destinée et le sort qui m'est réservé, j'en ai conclu qu'il fallait que j'arrête définitivement de réfléchir. Faire la fille intelligente, c'est pas pour moi. Je laisse ça aux gens qui portent des lunettes. Eux au moins ils ont l'air perspicaces. J'ai toujours trouvé ça cool d'ailleurs, d'avoir l'air intelligent au premier regard.
Moi la seule fois où j'ai demandé à une copine ce qu'elle avait pensé de moi le jour de notre rencontre, j'ai eu la chance de m'entendre répondre :
- Une pétasse. J't'ai prise pour une grosse pétasse.
Comme quoi, faudrait que j'porte des lunettes.
C'est incroyable comme je suis capable de parler pour ne rien dire, nan ? C'est un journal intime ce blog ou quoi ? Faut m'arrêter quand je parle trop les gens. Sinon j'vais finir par vous raconter des trucs intimes de mon intimité secrète personnelle et confidentielle, et mes stats vont littéralement exploser. Déjà que la moitié des requêtes Google qui amènent les gens ici comprennent le mot Bite, faudrait voir à pas me disperser dans les méandres de ma vie foisonnante en laissant échapper quelques détails personnels croustillants.
Par contre, concernant les choses complètement inintéressantes dont tout le monde se fout et qui ne satisfont guère les voyeurs, je peux m'étendre.
Je peux, par exemple, vous raconter mon uikend.
Alors :
1) J'ai donc fait du poney-nain. Avec classe et distinction. Même si monter sur cet animal mi-mulet mi-chinchilla c'est un peu comme revivre dans le monde des jouets Playschool (ceux pour les moins de trois ans).


Sur votre gauche, Diego, qui possède une coupe de cheveux exceptionnelle et fashion à la fois.
2) Je me suis endormie au soleil avec mes lunettes, à plat ventre, et j'ai bien failli me destroy le nez en écrasant doucement mais sûrement ma face contre le sol pendant une demi heure.
3) J'ai lu un Fred Vargas et j'ai aimé.
4) J'ai lu un Le génie des alpages et j'ai surkiffé.
5) J'ai croisé ma mère à poil, en pleine nuit, avec une lampe frontale allumée sur la tête.
- Maman ? Qu'est-ce que tu fous à poil avec une frontale ?!?
- Bah je cherche ma chemise de nuit.
Ma mère qui fait de la spéléologie en costume d'Eve, authentique.
6) J'ai utilisé une perceuse géante avec mon papounet pour transpercer un mur et j'ai failli me péter les deux poignets tellement faut avoir la force d'un orang-outan pour manier l'engin.

J'ai aussi manqué de me trancher un pouce avec la scie du paternel mais comme je suis relativement extraordinaire et incroyable, j'ai préservé mes dix doigts d'un malencontreux accident.

7) J'ai encore fait l'erreur de croire que les guêpes et moi on était super copines et je me suis fait piquer le bras. Mais je tiens à affirmer haut et fort qu'il s'agit d'un simple malentendu entre la guêpe et moi. J'adore ces petites bêtes et y'a pas de raison qu'elles ne me le rendent pas. Sauf si elles me prennent pour une grosse pétasse au premier coup d'œil, naturellement.
8) J'ai participé à un débat houleux sur la technique parfaite pour bien planter des salades dans le potager. Mon père a failli me renier et m'ôter la vie à la fin de cette discussion mais finalement ça ne s'est pas fait. Rapport au fait que tuer quelqu'un c'est illégal, tout ça tout ça.
Une photo du potager pour que vous puissiez admirer l'épouvantail de ma mère. Blond, bien évidemment. Qu'elle adore comme son propre fils. (l'épouvantail, pas le potager) (quoi que..).

9) J'ai débarqué dans la chambre de mes parents une nuit en croyant entendre un *bip* qui me rendait folle.
//Toc Toc//
- Maman, c'est toi qui fait Bip ?
- Hein ? Qui fait quoi ? Une pipe ?
J'ai explosé de rire, ma mère aussi, et ça n'a même pas réveillé mon père qui aurait bien pu nous trancher la tête à toutes les deux pour avoir osé le tirer de son sommeil.
Compte rendu terminé.
Je m'en vais donc de ce pas à la cantine pour me nourrir de féculents et je vous souhaite une bien bonne journée. Pleine de joie. Et d'amour.
Flower Power.
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29 mai 2009
Le serment d'allégeance ne se finit pas par "VIVE SATAN". -Bart Simpson-
Un titre qui reprend une citation de Bart (issue des punitions écrites au tableau pendant le générique), ça donne un p'tit côté rebelle à ce blog. Un p'tit côté foufou, contestataire et insoumis. Aïe Caramba, j'adore ça.
J'aurais pu mettre aussi :
Je ne crierai pas "Elle est morte" pendant l'appel.
Je ne mettrai pas de sauce piquante dans le mannequin d'exercice de réanimation cardiaque.
Ou encore :
Bob l'éponge n'est pas un contraceptif.
Voilà pour l'intro totalement hors sujet.
Mais venons-en aux faits.

Chercher à acheter un appart près de Vincennes quand on a mon budget, ça équivaut un peu à vouloir porter du 36 quand on chausse du 40 et demi. Et je dis ça en connaissance de cause puisqu'il m'est déjà arrivé d'acheter des chaussures totalement immettables, mille fois trop petites, après qu'un vendeur beau comme un dieu grec se soit senti autorisé à plonger son regard dans le mien pour me demander langoureusement : "Vous chaussez du combien mâdeumoizelle ?".
C'est à moi qu'tu parles ?
C'est à moiiiiii qu'tu paaaaaarles ??!!
Je sais, c'est vraiment ridicule de mentir sur sa pointure dans le simple but de plaire à un brave vendeur de chaussures qui ne doit plus en pouvoir de sentir des odeurs de vieilles chaussettes toute la journée. Mais si vous saviez à quel point il ressemblait à Mac. N'importe qui, à ma place, aurait perdu la raison.
Et juste en passant, parce qu'on aborde le sujet : j'ai jamais supporté de chausser du 40 et demi. J'ai jamais supporté de pouvoir échanger mes chaussons d'escalade avec mon voisin qui faisait du 43 et qui transpirait des pieds SA MÈRE. Et j'ai jamais supporté qu'on regarde mes pompes en disant "Heyyyy ! Mais c'est pas des pieds que t'as c'est des palmes, truc de diiingue !". Ouais connard, en deux battements de jambes j'me retrouve outre-atlantique, alors imagine un peu la portée de mes coups de pied au cul.
Et voilà, je m'égare sur mes pieds en voulant parler de mon projet immobilier. C'est tout moi ça.
Tout ça pour dire que je galère à trouver l'appart de mes rêves, situé idéalement pas loin du RER A Vincennes, lieu saint et enchanteur où règnent paix, amour et vieilles bourgeoises de 115 ans. Je dis ça au cas où l'un d'entre vous habiterait dans cette région céleste et angélique, et aurait un super plan à me balancer du genre : "Heyy, la bl0nde, ça tombe SUPER bien, j'comptais me faire écraser par un bus demain en fin de matinée, alors avant de quitter ce monde de merde j'te file mon appart, juste parce que t'es mon idole des jeunes et que j'te kiffe à en mourir".
ON PEUT TOUJOURS RÊVER.
A ce que je sache.
Des fois, après avoir appelé une dizaine d'agences immobilières en voyant des annonces qui m'intéressent sur le net, et après avoir entendu dix fois "C'est vendu, nous sommes navrés, faudra qu'on pense à mettre notre annonce à jour", j'ai juste envie d'enfoncer le combiné du téléphone dans ma gorge pour m'étouffer avec.
Et quand je visite des F2 de 25m² où tu peux limite faire la cuisine tout en étant assis sur les chiottes, là je deviens carrément avide de tortures physiques et mentales tellement je commence à péter un câble.
Dans ces moments là j'me sens un peu comme un Philippe Risoli chantant "Cuitas les bananas, coupées en dos les patatos". --> Au bout du rouleau.
Alors je m'achète des trucs.
J'm'achète ça :
ou ça :
(jusqu'à trois fois par semaine dans les périodes de crise)
Ou encore ça :
(on est bien d'accord pour dire que la fille sur la photo elle fait sa coquine hein, elle m'allume, j'me fais pas des films)
Ou ça :
(bien pratique quand on crève de chaud à un pique-nique, par exemple)
Mais j'achète.
Et puis j'appelle ma mère pour lui dire que ma vie c'est de la merde. Et puis j'appelle mon père pour lui demander si c'est possible de déplacer une arrivée d'eau sur une distance d'environ 4 mètres. Histoire de pas être obligée de laisser un évier de cuisine dans un cagibi, comme j'ai pu le voir dans un appart à vendre hier.
Dieu que la vie est péniiiiible bordel. Vivement ce soir, que j'prenne le train, et que j'aille plonger dans les gros seins de ma mère en criant "Maaan-maaaan, j'veux pas être graaande, j'veux revenir à la maison et m'enterrer dans mon lit superposé jusqu'à la fin de ma vie". Et ma mère me dira "Ooooh ma biiiiche, pleure pas, regarde on a pensé à toi, on t'a acheté de la despé". Et j'enchaînerai les bières devant le barbecue, les pieds dans l'herbe, en rigolant pour un rien.
Trois jours de repos complet, de lectures au soleil, de promenade dans la brousse et de parties de pêche à l'étang. De quoi me donner le sourire jusqu'à Septembre 2009. Ooooooh Yeah.
Bon uikeend les loulous.
PS :

25 mai 2009
Vous me reconnaissez ? Mais siiiii, c'est moiiii !
La meuf qui vient s'assoir à douze centimètres de toi dans un parc immense, bien collée à ton panier de pique-nique, accompagnée de mes quinze gamins qui hurlent et qui jouent avec leurs sonneries de portable pour bien faire chier ! Même que moi aussi j'aboie comme une dingue en appelant Jason, mon fils, pour t'exploser les tympans en moins de cinq secondes ! C'est moaaa ! SuperConnasse !
Spéciale cassedédi à ma femme enceinte préférée qui a quand même été obligée de spécifier à voix haute : "Quand je vois ces gosses, j'ai juste envie de jamais être maman. Jamais."
Tu vas y arriver mon p'tit chat ! On va le mater ton moutard, un p'tit coup de marteau dans l'œil et hop, après ça se dresse comme un chien de concours. :)
