21 décembre 2009
"Ouais bah les kilomètres de bite qu'elle s'est pris dans l'cul j'aimerais pas les faire à pied". Eddy Le Quartier.
Il est joli mon titre hein ? C'est ma maman qui va être contente en lisant ça. Elle qui trouve déjà que j'suis la fille la plus vulgaire que la terre ait jamais porté.

Heureusement pour vous, ce post n'a rien à voir avec des kilomètres de bite, puisque j'aimerais plutôt discourir à propos de mon travail. Et là tout le monde fait "Hooooo, comme c'est intéressant ! Mais on aurait largement préféré que tu nous parles de cul en fait".
Doooonc : Comme beaucoup de petits veinards, j'ai moi aussi un métier. Un vrai métier qui me ramène de l'argent, comme les vrais adultes. Un métier AUTRE que "pute à Chateau d'eau". (Je m'incline d'ailleurs devant la personne qui a créé un groupe facebook pour soutenir ma cause).
J'ai donc un métier, certes, mais un métier trèèèès énigmatique que personne ne comprend (vu ma difficulté à expliquer aux néophytes ce que je fais dans la vie). Si bien que ma propre sœur, mon propre sang, ne sait pas ce que je branle de mes journées. Je suis d'ailleurs à peu près sure que si quelqu'un lui demande la nature de ma profession, elle répondra quelque chose comme "Amatrice de fromage de chèvre" ou "Imitatrice d'accent chinois". (Car, en toute modestie, je fais plutôt bien l'accent chinois).
Mon père, lui, pense que je suis une sorte de génie de l'IT qui pourrait gagner des millions de dollars américains puisque, je cite, "Si seulement t'avais la niaque ma poule, tu pourrais te faire de la thune comme l'autre là, Bile Gaytz, l'inventeur de l'ordinateur". Oui Papa. J'en suis sûre Papa. Tu es entièrement dans le vrai Papa. Mais vois-tu, je me désintéresse totalement de la notion d'argent gagné à la sueur de mon front. Car j'ai mes propres valeurs, fondées principalement sur ma connerie infinie et ma volonté d'épouser un homme riche quasi-décédé.
Ma mère, quant à elle, ne sait pas non plus de quoi je vis, mais me considère comme un être exceptionnellement doué en informatique. Et ça, c'est juste horrible. Parce que l'informatique pour ma mère ça englobe son PC, sa connexion internet, sa liaison téléphonique, les interrupteurs de la maison, la télécommande de la télé et la sonnette de la porte. Autant dire que j'ai intérêt à vite comprendre pourquoi le presse-agrume est en panne dans les situations de crise.
En fait c'est un peu pour ça que je me suis toujours mise en couple avec des presque-geeks. Parce que le geek me comprend, déjà. Et ensuite le geek a toujours plein de super liens Youtube à faire partager (qualité humaine non négligeable dans une relation amoureuse).
Puis c'est important quand même de pouvoir parler boulot de temps en temps dans un couple, ne serait-ce que pour achever son homme en fin de journée. Personnellement, je dois bien avouer que je trouvais très chouette de rentrer à la maison et de dire à Bambi des trucs comme "Oh putain la journée de merde. J'ai dû faire un IOS recovery sur un switch que j'ai rebooté après avoir effacé toute la flash" sans pour autant qu'il me dévisage telle une bête mutante à trois bras. J'aimerais dire la même chose pour lui, que je représentais un véritable soutien moral quand il me narrait des histoires passionnantes de serveurs en panne, sauf que j'avais assez de méchanceté en moi pour faire semblant de dormir au bout de trois secondes et demi (avec des ronflements sonores et la bouche ouverte), ce qui lui coupait immédiatement l'envie de communiquer avec ma personne pendant tout le reste de la soirée. Et oui, je crois qu'on peut dire sans trop s'avancer que je suis une vraie hyène.
Bambi, j'espère qu'un jour, avec le temps, tu trouveras dans ton cœur la force de pardonner mon égoïsteté, ainsi que ma fâcheuse tendance à finir ton assiette dès que tu avais le dos tourné, mon réflexe de mettre un doigt dans ta bouche lors de chacun de tes bâillements, ma manie de te tirer les poils du torse quand tu t'y attendais le moins et mon habitude à faire comme si j'étais handicapée dès lors qu'il fallait que je me lève du canapé pour aller chercher un truc.
Ça fait beaucoup, je sais, mais Dieu est amour et tu peux y arriver.
Vous avez vu un peu comme j'suis facile à vivre comme nana ? Sans compter le fait que j'ai toujours été un vrai cas social de la vaisselle strictement incapable de trouver le courage de vider un évier sale. ("C'est pas ma faute je sais pas faiiiiire"). Je ne suis que bonté et concession. UNE VRAIE PERLE.
(Ceci étant clairement un message subliminal pour l'homme de ma vie).
Quoi qu'il en soit, je dois vous annoncer quelque chose d'important : Jeudi soir, je vous l'apprends, c'est noël. (Si j'étais pas là, vous seriez vous ©). C'est noël pour vous en tout cas. Parce que moi je le fêterai pas vraiment le jeudi du fait que j'puisse pas trop me télétransporter de mon boulot (en région parisienne) jusqu'à chez mes parents (dans les alpes) en moins d'1h30. Mais qu'importe la date, pourvu qu'on ait l'ivresse, la cuite et la murge.
Et vous êtes tous cordialement invités à prier pour que ma mère nous fasse encore le coup de la tecktonik sous le sapin, ou autre danse exotique de son choix, afin que je puisse à nouveau l'humilier publiquement sur ce blog inouï de fabulosité.
Soyez sages et gardez moi une place au chaud dans vos cœurs pour l'année prochaine. Je vous embrasse chaleureusement la bouche (surtout vous les filles) et vous dis à très vite en vous laissant avec la musique que je chante du soir au matin, de ma voix tout simplement atroce.
Born to.. Born to multiplyyyy
Born to gaze into niiight skiiiies
All you want’s one more Saturdayyy
Well look here, until theeeen
They're gonna buy your liiife’s tiiiime
So keep your wick in the air and your feet in the fetters
‘Till the day
We come in doing cartwheeeeeels
We all crawl out by ourseeeelves
And your shape on the dance floooOOooOOoor
Will have me thinking such filth and gouge my eeeeyes.
You be daaaamned to be oooone of us, girl,
Faced with the dodo’s conundrum
IIIII felt like I could just fly
But nothing happened every time I triiied.
Wouhouuu Wouhouuu !
A'tchao Bonsoir.
Et joyeuses fêtes.
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10 décembre 2009
Je préparais la pièce et les armures de latex. Les sticks de popo, le stand de tir sur le Bultex.

Hier soir j'avais rendez-vous avec un copain pour aller boire un verre dans Paris. Je lui téléphone donc afin d'établir un plan d'attaque et une stratégie de rassemblement des troupes :
- Allo ouiiii, c'est moi. On-fait-quoi-on-va-où ?
- J'suis déjà dans Paris. Va à Château d'eau et quand t'es là-bas tu m'appelles.
- D'aaaaaaccooooord.
Pas de problème. Je connais pas Château d'eau mais pas de problème. Je suis pas contrariante comme fille. "Où tu iras j'irai", c'est un peu mon crédo.
Arrivée là-bas je constate avec surprise que je me situe géographiquement dans un quartier de black spécialisé dans la coiffure pour black et je me fais accoster de tous les côtés par des sortes de vigiles énormes qui me disent de façon très très discrète (un peu comme si ils allaient me proposer des sachets de coke) : "Tu veux une coupe ? Tu veux une coupe ?", en me montrant des prospectus très soignés accompagnés de photos comme celle-ci :

Je dis "Non" une fois. "Non" deux fois. "Non" trois fois, adjugé vendu. Et je m'éloigne un peu de peur d'être trop tentée de conduire mon look de blonde insipide vers une dégaine à la Jackson Five.
Je me poste donc à 20 mètres de la station afin d'attendre mon ami quand soudain, une personne totalement inconnue au bataillon de ma vie tente de communiquer avec moi en me disant très clairement les mots suivants :
"C'est combien ?"
Alors là je regarde autour de moi et je m'aperçois que oui, c'est bien à moi qu'on parle. J'éclate donc de rire et je fais non de la tête. Le mec se casse et me laisse à mon cher trottoir.
Le truc qui ne m'était JAMAIS arrivé de toute ma vie quoi.
Là je me dis que c'est trop énorme, qu'il va falloir que je raconte ça demain au boulot, quand un deuxième mec s'approche de moi.
"Heu.. Salut. C'est combien ?"
Là je suis étrangement moins pliée en deux et je reste juste sur le cul, en répondant quelque chose comme "Heu non, mais non quoi".
Le mec se casse aussi vite que le précédent et je décide de me regarder dans une vitrine pour voir si j'ai pas une affichette GROSSE PUTAIN collée sur mon front.
Je porte un manteau noir, une robe bleue, des collants, UNE ÉCHARPE (ça porte des écharpes les putes ? Nan j'crois pas nan) et une paire de botte. Je ne suis pas outrageusement maquillée et ne parviens pas à trouver ce qui ne va pas chez moi. A défaut de me trouver des airs de prostituée en recherche de clientèle, je me décide à rappeler mon pote pour dégager vite fait de cet endroit, quand quelqu'un me tapote chatoyeusement l'épaule.
- Bonsoir. C'est combien ?
- C'est non. C'est juste NON.
- C'est un -Non, je suis trop chère pour toi- ? Ou un -Non, ta gueule me revient pas- ?
- Je dirais plutôt un -NON JE NE SUIS PAS UNE PUTE- !
- Oh-pardon-jsuis-désolé.
Putain de bordel de merde. Même pas le mec il a envisagé une seconde que je pouvais ne PAS être une pute. Trop la classe pour moi ça. "Enkuler de mort de lol", comme dirait Bernou.
Heureusement j'ai retrouvé mon sauveur dans les deux secondes qui ont suivi et je n'ai plus refoutu les pieds là-bas. Puis pour finir en beauté, j'ai eu la chance incroyable de me faire enchaîner grave toute la soirée par deux galopins qui ont bien rigolé de cette histoire de pute, à base de "Hey Alison, tu reprendras bien une petite passe ? PARDON ! Une petite tasse !".
Les gens n'ont aucune pitié.
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08 décembre 2009
Je suis le dauphin de la place Dauphine et la place Blanche a mauvaise mine.

Putain mais comment ils me font riiiiire les mecs de mon boulot. J'suis pliée de rigolade à un point tel que j'pourrais abattre l'ensemble de mes collègues avec un fusil d'assaut ou autre ustensile de cuisine. Pour la simple et bonne raison qu'à chaque intervention clientèle, ils arrivent tous à 7h sur place et me reprochent de ne pas me lever assez tôt afin de débarquer aux aurores moi aussi.
Mais les mecs.. Vous êtes totalement inconscients ma parole ! Faut pas me dire des choses pareilles. C'est un truc à me faire péter un plomb de façon à ce que je vous égorge tous avec un peigne.
Parce que figurez-vous, bande de moules, que j'me lève plus tôt que vous tous réunis. Je vous mets tous à l'amende du lundi au vendredi et le prochain qui ose me faire une réflexion je lui agrafe la bistouquette à sa chaise.
Je me lève à 5h45, MOI. Sauf que contrairement à eux, je ne saute pas dans un jean pour atterrir dans ma voiture 12 secondes plus tard.
Nooon.
Moi le matin je vais à la douche, déjà. Et rien que ça, c'est pas une mince affaire. Parce qu'après avoir actionné l'eau, faut que j'entreprenne de me laver avec 4 produits différents. OUI MADAME ! Après je me sèche et je frictionne mon corps divin avec différentes huiles végétales en un temps record. Puis je m'occupe de mon visage avec une bonne crème de jour (non testée sur les nourrissons, car j'attache beaucoup d'importance à l'éthique), et j'envisage enfin de me maquiller sans trop me défoncer les globes oculaires (en évitant de me donner des coups de mascara dans l'œil par exemple). Mais faut encore que je m'occupe de me trouver une paire de boucles d'oreilles, de m'habiller en fonction de la température en île-de-france, d'aérer la chambre, de me parfumer, de refaire mon lit, de vérifier que mes collants ne sont pas filés, d'avaler un truc en vitesse histoire de rester en vie jusqu'à midi, de me brosser les dents, et pour peu qu'il pleuve : d'imperméabiliser mes chaussures.
Et dans tout ça faut que je trouve le temps d'aller faire pipi ! Je suis Flash Gordon et Superman à moi toute seule.
Alors certes, j'arrive à 8h30 après un long (très long) voyage en RER. Mais ça fait trois heures que j'suis debout avec mes grands yeux bleus gris-pourri bien ouverts, alors qu'eux ont encore la marque de l'oreiller sur la tronche. Et ça, c'est vraiment trop injuste et ça me donne comme des pulsions meurtrières. Am I clear enough ?
Enfin bref. Faut pas s'énerver. Faut rester "Coule", comme disent les jeunes. "Pisse, mon frère". "Pépère la baleine". "Tranquille le chien". (Vous avez vu un peu comment j'me tiens au jus niveau langage de jeunes ?). (J'suis l'amie de toutes les générations, c'est dingue). (Y'a même une fois où j'ai dit bonjour à une personne âgée. Juste pour situer un peu mon absence totale de complexes).
Voilà voilà voilà.

Gnééééé.
Puis, tout à fait en non rapport avec tout ce que je viens de dire, je voudrais citer un ami à moi, William Shakespeare, qui a écrit un jour dans un grand moment de clairvoyance cette phrase pleine de sens :
"Don't want no short dick man".
Parce qu'il est important de rappeler à chacun les vraies valeurs de ce monde, en ces temps difficiles.
Magnifique auteur ce William. Il a toujours su dire tout haut ce que les gens pensent tout bas. Un vrai communiste qui n'avait peur de rien. Bon et puis j'arrête de dire de la merde sinon ma mère va me faire interner à la lecture de ce post.
Sur ce, je retourne à mes tâches d'informaticienne-soumise avant que le Dieu de la fibre optique ne me coupe la seule chose qui me rattache encore à la vie. J'ai nommé l'Internet.
Bisou dans vos culs.
Cordialement,
la bl0nde.
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30 novembre 2009
Si t'es pas jolie, tâche au moins d'être polie hein !

Dans la vie, y'a deux choses que j'adore.
Les croûtes de poissons panés eeeeet... les filles qui se dessinent des sourcils au milieu du front. Qu'on se le dise. Je trouve ça très distingué.
D'ailleurs, quand j'aurai un peu plus d'argent liquide à ma disposition, moi aussi j'irai me faire marquer le visage à coup de laser défigurant (dans l'espoir d'atteindre enfin le point de non-retour qui me conduira tout droit à un véritable suicide social).
Mais avant ça, faut VRAIMENT que j'aille chez le coiffeur. Parce que là j'en suis à un stade où les gens se demandent si il faut m'appeler Monsieur ou Madame.
- Madam.. Monsi.. Hep, vous là bas ! La chose ! Vous avez l'heure ?
Ça fait mal. Très mal.
Mon défi ultime de 2009 c'est de retrouver une apparence humaine pour la fin de l'année, avant de basculer vers le côté obscur de la force. Celui dans lequel je crois que j'suis magnifique même en jogging. Oui j'ai bien dit "même en jogging".
Mais pour être belle faut de l'argent, y'a pas de secret.
Le coiffeur, l'esthéticienne, le demi-milliard de fringues nécessaire à notre épanouissement.. ça se paie pas avec des Donuts tout ça hein.
Nan, ça se paie avec des dollars américains Brenda.
Donc en conclusion : Soit j'décide d'arrêter d'économiser pour mon nouveau parquet et j'retourne me faire épiler correctement par une professionnelle qui connait son métier, soit je me déniche un mec aveugle sourd et muet qui daignerait m'aimer à tout jamais de façon totalement platonique.
C'est bien d'avoir le choix, c'est pas donné à tout le monde.
Je crois tout de même que j'vais me reprendre en main avant que ma grand-mère ne me fasse une attaque pour cause de :
- QUOIII ? T'AS PAS DE PETIT COPAIIIIN ?
- Nan Mamie, j'ai pas de copain.
- Mais pourquoi ?
- Bah parce que.
- Et les arrière-petit-enfants ? Ils vont se faire comment ?
- Bah Mamie, quand même... Personne t'a jamais expliqué comment on fait les bébés ? Attends bouge pas, je prends une chaise et je m'occupe de toi.
Des bébés. J'suis à peine pubère et elle me parle de faire des bébés. MER ELLE ET FOLLE. (Je ne m'en lasse pas).
Avant de faire un bébé faudrait déjà que je réussisse à éduquer mon chat. Mon p'tit chatounet qui a cru qu'il était de taille à se battre avec un chien vivant (je précise, parce qu'avec un chien mort ça aurait été trop facile). Il est mignon mais un tout p'tit peu con. Faudrait peut-être que j'lui dise que c'est pas avec ses trois pauvres griffes et ses chicos cassés qu'il va devenir le roi de la jungle. P'tit bichon.
Mais c'est biiiiien mon chat, garde espoir. Maman est derrière toi. Et tu sais bien qu'elle sera toujours là pour payer le véto après que tu te sois fait démonter dans un violent combat avec l'ennemi.
FORCE ET HONNEUR mon minou !
Tu mourras si il le faut mais tu ne me foutras pas la honte.
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19 novembre 2009
Dream on. Dream on. Dream on. Dream until your dreams come tru-ue !

Je surkiffe trop mes rêves de pauvre célibataire en rute en ce moment. Un truc de fou. Des rêves dans lesquels je vois des demi-dieux qui viennent me supplier à genoux de bien vouloir les entendre.
"Alison, would you marry me ?"
Hmm. Chaipa.
Lève ton T-shirt pour voir ?
Des rêves de jo-bar. Avec du romantisme et tout. Des trucs tellement fous que si je notais tout sur un papier ça pourrait devenir un script pour film Hollywoodien.
Encore mieux que When Harry met Sally. Mille fois mieux.
Quand mon réveil sonne le matin j'suis tellement dans mon truc que j'me dis "NOOOON NOOOON ! Putain pas maintenant, j'allais conclure !". Et ensuite je me refais le film de ma nuit tout le long de mon trajet en RER (1h de film, c'est pas rien) avec mon sourire moisi de fille à moitié réveillée.
TROP GENIAL.
Pour Noël je voudrais une vie s'il vous plait.
Puis comme avec Bambi on est en excellents termes (ça choque tout le monde, mais c'est comme ça), ça m'arrive de lui lâcher des infos sur mes rêves de No-Life.
- J'ai encore fait un rêve de fou, j'en ai marre, c'est comme si une sorte de sentimentalisme enfoui était en train de noyer tout le reste de mon cerveau.
- Bah raconte, c'était avec qui ?
- Un personnage de fiction.
- J'le connais ?
- Ouais.
- Série ? Film ? BD ?
- Ecoute j'peux pas trop te le dire parce que notre relation n'est pas encore bien définie, mais.. Il est roux. C'est tout ce que je peux dévoiler.
- QUOIIIIIIII ???? TU FANTASMES SUR UN ROUX ????????
Et depuis, c'est VANNE SUR VANNE.
Normal.
J'avais qu'à pas kiffer sur un roux, c'est ma faute.
D'ailleurs la prochaine fois je m'imposerai des critères de rêve, avec en tête de liste : Pas de repris de justice, pas d'alcooliques, pas de supporters du PSG et PAS DE ROUX.
Le minimum syndical pour réussir à faire valider mes rêves par autrui.
Sinon à part ça bah.. "Tout va bien navette" comme dirait ma copine (Elle a 25 ans aujourd'hui, envoyez vos dons !).
J'me bastonne juste avec la terre entière dans l'espoir d'obtenir ENFIN un crédit acceptable. Et je m'humilie aussi un peu de temps en temps, pour ne pas changer les bonnes habitudes.
Comme hier, à la banque.
Mon banquier me parle de mon dossier, me dit que j'ai un bon profil, puis d'un coup, comme ça, sans prévenir, il me demande :
- Et sinon vous pesez combien ?
- Bah ça vous regarde pas trop-trop j'ai envie de dire.
- Eh bien j'ai envie de dire que si, mademoiselle, puisqu'il me faut compléter votre dossier pour l'assurance et que le poids est un critère de santé.
- Ha. (Moment de solitude). Bah 55 kilos alors.
- Merci beaucoup.
De rien, j'adore m'afficher.
Enfin bref. Vivement Noël que j'oublie (le temps d'une petite semaine) ma condition parisienne toute pourrie, et que je me remonte le moral à coup de foie gras dans la tronche.
Rien que pour ça (ça, puis les huitres, les cadeaux, le sapin et ma mère qui danse la Tecknonik*), je bénis la naissance du petit Jésus.
Hallelujah !
*Allez c'est la fête, je la remets, deux ans après !
Le retour de la revanche III :
Je remercie encore ma nièce qui a su filmer ce grand moment d'émotion. Ça aurait été encore mieux si elle avait filmé à l'endroit mais faut pas trop en demander aux jeunes aujourd'hui.
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12 novembre 2009
Better late than never.

Il m'arrive d'avoir du retard sur les autres. Souvent. C'est devenu comme une sorte de défi chez moi, de commencer les choses après tout le monde.
Pour exemple : j'ai commencé à marcher quand tous les autres enfants se mettaient courir. Au grand désespoir de mon père qui avait déjà en tête de faire de moi une future championne olympique d'athlétisme. "Mais c'est pas possible ! Elle est handicapée cette gosse ou quoi ?".
Et ta mère, elle est handicapée ?
Oups. Pardon mémé.
Et ce n'est malheureusement pas le seul point sur lequel j'ai pris du retard. Car en effet, j'ai un peu entamé ma croissance mammaire après que toutes mes copines eurent pris la peine de s'inscrire à la Fac. J'vous explique même pas le traumatisme quand j'entendais les garçons parler de moi à l'adolescence : "Alison ? Ouais ça va elle est pas trop moche. Elle a juste un buste en forme de plateau de cantine quoi". Ouaip, j'ai beaucoup souffert dans ma vie. Heureusement je me suis bien rattrapée depuis, vu que je suis devenue bien plus bonne que la plus bonne de tes copines.
Tout ça pour dire que (oui parce que à la base j'voulais dire un truc en particulier), en bonne retardataire que je suis... J'ai attaqué mon premier Harry Potter le mois dernier.
Et il a fallu m'y forcer. J'me suis plongée dedans par dépit, parce que j'avais vraiment plus rien d'autre à lire et que je m'ennuyais comme un rat mort. J'ai même fait la gueule pendant les 100 premières pages en me disant que je prendrais peut-être plus de plaisir à me coincer les doigts dans une porte. Puis comme beaucoup, au bout d'un certain nombre de chapitres, je suis tombée dans le piège infernal. J'me suis mise à aimer ça.
Tout en ayant un peu carrément honte, je dois bien l'admettre.
Parce que bon, à la base, c'est quand même un truc pour les enfants, hein. J'm'en suis d'ailleurs bien rendu compte le mois dernier quand je lisais dans la salle d'attente de mon osthéo. Un petit garçon de 8 ans se trouvait là tout seul, et s'est mis à me parler au lieu de rester gentiment assis sur sa chaise et de fermer sa gueule.
- Tu fais quoi ? T'as quel âge ? C'est quoi ton métier ? T'as la télé chez toi ? T'es déjà allée à DisneyLand ? Tu connais Yu-gi-oh ? Tu me fais voir ton téléphone ?
Au bout de 10 minutes j'avais déjà des envies de meurtre.
Alors j'ai voulu l'orienter sur un tout autre sujet en lui demandant :
- Tu connais Harry Potter ? C'est pas trop mal tu sais. Si tu veux je te le prête le temps de ma consultation pour que tu y jettes un œil.
- Nan c'est bon, je l'ai déjà lu l'an dernier quand j'étais p'tit.
- Ha.
BienBienBien.
Donc c'est officiel, Harry Potter = Littérature pour morveux.
C'est un peu pour ça que je m'arrange toujours pour cacher légèrement la couverture du livre quand je lis dans le RER. C'est parce que je ne m'assume pas totalement. Je fais genre, je prends un air soucieux, je fronce les sourcils et je me tapote le menton comme si j'étais en pleine lecture d'un truc hautement intellectuel alors que j'suis en train de me cultiver sur les derniers modèles de balais volants.
Voilà mon terrible secret.
Un jour j'vais rencontrer l'homme idéal dans un train de banlieue et j'vais me griller comme une conne à cause d'un p'tit binoclard apprenti sorcier.
Et ça sera bien fait pour ma gueule, j'avais qu'à m'abonner au Nouvel Obs ou lire du Shakespeare.

(Oulalaaa, c'est louuurd tous ces dictionnaires).
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Sinon, complètement rien à voir mais je voudrais rendre hommage à Cécile (et accessoirement à MissPetass, pour m'avoir fait rencontrer Cécile) pour les deux liens qui vont suivre. Attention, faut être un peu Geek en son fort intérieur pour en rire.
Ici
(Il était une fois un pré-ado qui posait une question cruciale sur un Forum... Et qui se faisait enchaîner sur 39 pages).
(Un petit coup de cœur pour la planche avec Horacio).
Et ici.
(Poilade à l'échelle mondiale).
Je n'ai qu'une chose à dire.
"Enkuler de rire".

(J'ai adhéré au Groupe facebook, ça a été plus fort que moi).
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05 novembre 2009
"O"... "D"... On ne sait pas ce que ca veut dire, mais les types des chiffres et des lettres sont dessus.

Parfois, dans la vie, on se fait taguer par des gens qu'on ne connait ni d'Eve ni d'Adam. Ce sont des choses qui arrivent. Ça nous tombe dessus sans prévenir et faut savoir faire avec en essayant d'y survivre.
On se lève comme ça un matin, pour s'apercevoir entre deux clics sur le net que quelqu'un de fortement mal intentionné vous a lancé un défi digne des plus grands tournois de joute verbale :
"Balancer 7 choses que personne ne connait de vous".
JE PEUX LE FAIRE.
Puis tout de même, quand on a un minimum de conscience professionnelle et d'estime de soi, on s'exécute, c'est bien normal.
(OU : On se sert de ça comme d'une vieille excuse pour poster, parce qu'on n'a strictement rien de bien palpitant à raconter). (Mis à part le fait d'avoir réussi à pécho le mec de l'ascenseur). (M'enfin, je suis sûre que ça n'intéresse personne...).
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Et bien sûr que non, ce n'est pas vrai (J'le dis tout de suite pour mettre fin à l'hystérie collective).
Tout ce que je pécho c'est du vent, beaucoup de vent. J'suis définitivement en couple avec le mistral et j'évolue quotidiennement dans une sorte de bourrasque de solitude entre deux ouragans de veuvage et d'isolement.
(Et je ne comprends vraiment pas les gens qui disent que j'en fais toujours trop).
Mais comme je suis quelqu'un d'incroyablement fort psychologiquement (et que j'appelle JAMAIS ma mère en chouinant comme une merde pour lui dire que ma vie est super pourrie), je parviens toutefois à surnager dans cet océan de délaissement en me gavant de chocolat et d'apéricubes (de préférence, pas les deux en même temps).
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Et voici donc 7 choses que vous ne savez pas sur moi :
(On va y arriver).
Révélation n°1 :
Quand j'avais 6 ans, j'ai montré ma zezette à mon petit camarade Julien C. derrière un buisson. Quand il a voulu tenter une approche de la main j'ai dit un truc du genre "Touche pas. Ça mord."
Ça fait des années que je me demande si j'ai contribué au fait qu'il soit à ce jour homosexuel.
Révélation n°2 :
Lorsque je suis bien entamée à l'alcool (autant dire "raide-déchirée à la vinasse"), je fais tout un cirque pour prendre le contrôle total de l'auto-radio dans la voiture. Et si on ne me laisse pas faire, mon corps passe automatiquement en mode karaoké jusqu'à ce que je hurle à la mort l'intégrale de Starmania.
Révélation n°3 :
J'ai fait pipi sur moi à l'âge de 15 ans suite à une crise de fou rire dans ma salle de bain.
Pour explication (parce que j'me sens comme obligée de me justifier sur le fait que j'me sois pissé dessus telle une enfant de 3 ans) :
Je venais de couper les cheveux de ma meilleure amie et je l'avais clairement loupée. Genre loupée GRAVE, même.
Quand elle a vu sa tête dans le miroir elle s'est immédiatement mise à hurler "J'vais t'buter ! J'vais t'buter j'te dis !" de façon totalement hystérique et injustifiée. J'ai éclaté de rire instantanément (parce que j'trouvais ça clairement hilarant) et je lui ai dit que fallait que j'aille aux toilettes tisouite tisouite, d'urgence, sans plus attendre. La copine en question a verrouillé la porte de la salle de bain, m'a regardé droit dans les yeux et a dit froidement : "Rien à foutre. Pisse-toi dessus".
J'ai tenu 15 secondes en rigolant à en perdre haleine tout en la suppliant douze mille fois de m'ouvrir la porte et ma vessie a lâché.
Révélation n°4 :
J'ai imprimé et collé une carte de France sous ma chaussure gauche le jour du Brevet d'Histoire-Géo. Au cas où.
Révélation n°5 :
Je suis en train de m'infliger depuis 3 semaines une cure de levure de bière pour faire repousser mes cheveux plus vite parce que je ne supporte plus ma tête du moment (avec une coupe mi-Anne-Roumanoff, mi-Philippe-Candeloro) et que ça ne peut plus durer. Ooooh non. C'est vraiment pas humain cette coupe de cheveux.
Révélation n°6 :
Un jour j'ai voulu faire ma maligne devant ma grand-mère en lui montrant que "Siiii ! J'te dis que je peux avaler le gras du jambon comme ça, juste le gras ! Combien tu paries Mamie ? Combien tu paries ?".
J'me suis étranglée comme une malade avec mon gras de jambon, j'ai survécu en vomissant à moitié dans mon assiette et j'ai failli tuer ma grand-mère (qui a frôlé la crise cardiaque en me voyant virer au violet).
Et la dernière (bien sûr cela reste entre nous) :
La révélation n°7 :
Il existe, quelque part dans le monde, une photo de moi dans une rue en pleine nuit, vêtue d'un slip kangourou 5 fois trop grand (entièrement rempli de coquillages), d'une brassière immonde pour personne-âgée (rembourrée avec des oranges) et d'un sombrero.
Je ne m'expliquerai pas là-dessus, trop long, trop compliqué, trop humiliant. Mais pour résumer, il se peut que j'aie lamentablement perdu un pari.
Cette photo n'est pas en ma possession et je prie chaque jour pour qu'elle ne réapparaisse pas dans ma vie (et tout spécialement sur Facebook) (ça serait ballot).
Voilà. On se connait vachement mieux vous et moi maintenant. Vous sentez comme on est devenus intimes ou pas ?
Et pour la peine, je fais tourner le tag à tout le monde. Everybody. D'ailleurs, si vous répondez tous à ce tag simultanément, je suis presque sûre qu'on peut réussir à casser l'Internet. (Faites-moi confiance, je connais mon métier).
Sur ce, "Je vous emmerde et je rentre à ma maison".
Dixit un petit garçon avec une ossature lourde.
Sauf que je rentre pas trop trop à ma maison en fait puisque :
1) J'ai pas de maison. Haha !
2) Il n'est malheureusement pas encore l'heure de me soustraire à mon travail.
3) Après le boulot je vais directement diner avec des copains dans un resto russe de Paris dans le but de "goûter" différentes vodka. Autant dire que demain j'aurai les cheveux qui pousseront littéralement à l'intérieur de mon crâne et que j'aurai probablement une tête à faire fuir ma propre mère.
Je m'en réjouis d'avance.
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27 octobre 2009
Minuterie, Pierre ! Minuterie !

J'ai failli faire l'amour avec un inconnu dans un ascenseur aujourd'hui.
Ou pas.
Mais disons que j'aurai pu.
Si j'avais été Claudia Schiffer.
Je raconte.
Ce matin vers 9h je descends avec mon mug à l'espace détente de mon boulot pour aller me servir un thé. Comme tous les matins. (Mon petit rituel de maniacodépressive à moi).
Je me sers donc une grande tasse de thé à la menthe, absolument pas réveillée, la tête dans le cul. Puis j'entreprends de retourner travailler et me dirige vers les ascenseurs. Je monte dans le premier qui me tend les bras et me retrouve seule à l'intérieur. Au moment où les portes se ferment, une main surgit de nulle part pour bloquer la fermeture. J'appuie sur le bouton pour rouvrir les portes (parce que j'suis vraiment quelqu'un de bien) et j'enlève par la même occasion ma tête de mon cul pour regarder qui ose se glisser dans MON ascenseur. Je constate soudain avec ravissement qu'il s'agit d'un homme outrageusement magnifique aux airs de... (devinez qui ?) ...Mac Gyver. Of course. Encore et toujours. Pour le meilleur et pour le pire. D'ailleurs des fois à force de croiser un Mac Gyver à chaque coin de rue j'ai envie de crier "Putain mais tu me suis ou quoi espèce de psycho ? Merde à la fin, épouse-moi qu'on en finisse.".
Et qu'on vienne surtout pas me dire que j'me tape des hallus à le voir partout. C'est pas parce que j'en rêve la nuit et que je m'entraine à signer Alison-Mac-Gyver tous les jours sur des cahiers A4 qu'il faut me prendre pour une aliénée. Si ?
Bref.
Donc je suis dans l'ascenseur et je contemple cette merveilleuse personne (qui ne ressemble pas du tout à une star des années 80 qui aurait eu un couteau suisse greffé à la peau) avec admiration et un peu de bave au coin de la bouche, quand cet apollon au regard foudroyant me dit :
- Merci hein, pour l'ascenseur.
- Hein ? Quoi ? Ha oui. Bah de rien, c'est normal. (Toujours jouer la fille dé-ta-chée).
- Merci quand même... Mon p'tit soleil.
Comme ça, Bim ! "Mon p'tit soleil".
Là j'peux vous dire que mon cœur a immédiatement cessé de battre à l'écoute de ces simples mots, qu'il y a eu comme une sorte de vide intersidéral dans ma tête et que j'ai vu toute ma vie future défiler devant moi en moins de quatre secondes chrono. Et à peu de choses près, ça s'est résumé à ça :
Le bisou,
le mariage,
la maison,
les huit enfants.
Puis mon cerveau a repris une activité normale (bien que lente) et j'ai ensuite eu un raisonnement un tantinet prématuré mais toutefois plus développé qui s'est approché de ça :
Il m'a appelé "mon p'tit soleil" !!! J'y crois pas. J'vais mourir. Il m'aime. Il m'aime à la folie. Sinon il aurait jamais dit un truc pareil. Est-ce que mes parents l'aimeront ? Bien sûr. Surtout si il sait bricoler. Mon Dieu j'espère qu'il sait bricoler. Suffisamment pour qu'il puisse réparer la fuite dans la salle de bain de Mamie en tout cas. D'ailleurs on pourrait lui rendre visite au mois de Mars à Mamie, juste après l'arrêt de ma pilule. Comme ça avec de la chance je tomberai enceinte en Bretagne et j'accoucherai pour Noël. Puis faudra penser à acheter nos alliances juste avant de prendre nos billets d'avion pour la Polynésie et prévenir ses parents qu'on reviendra plus jamais et...
Et je pense qu'il a dû lire tout ça dans mes yeux vu qu'il s'est senti obligé de rajouter :
- Votre tasse. (En montrant d'un hochement de tête l'objet que j'avais entre les mains).
Alors moi, toujours en train de me demander quel traiteur on allait prendre pour notre mariage, j'ai lentement dirigé mon regard vers ma tasse et j'ai compris.
Parce que sur ma tasse il y avait écrit :
"Bon anniversaire mon p'tit soleil".
...
...
...
L'échec.
J'savais même pas que j'avais un truc pareil marqué sur ma tasse. Probablement parce qu'il s'agit d'un cadeau reçu en -150 avant J-C.
La chiasse putain.
J'ai perdu l'amour de ma vie en un claquement doigt, comme ça, "Pfouit". (Je sais moyennement claquer des doigts).
Je suis sortie de l'ascenseur avant lui, j'ai dit "Bonne journée" avec un grand sourire (comme si je ne venais pas de vivre la défaite sentimentale la plus cuisante de ma vie) et je suis immédiatement allée me jeter du haut du 6ème étage en criant "POURQUOIIII ? POURQUOIIII ?!!".
Je vous écris donc depuis l'au-delà.
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Et sinon, vous ça va ?
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14 octobre 2009
La tête sous l'eau.

En ce moment, entre mon boulot et l'administratif de mon nouvel appart', j'suis un peu submergée par la vie. C'est comme si Jésus s'était rendu compte qu'il ne s'était pas assez occupé de ma petite personne ces derniers mois et que pour se rattraper (parce que j'suis tout de même sa préférée, faudrait pas l'oublier), il avait décidé de m'assommer avec trop de trucs à faire.
Au boulot par exemple, y'a juste quinze mille chefs de projet qui me matraquent de travail sous prétexte que c'est la fête. C'est tellement la grosse fiesta que la semaine dernière je me suis retrouvée à câbler des équipements toute la journée EN TALONS. Je sais pas si vous saisissez bien la gravité de la situation quand je dis ça... Comment vous expliquer ? Comment mettre à la portée des petits enfants innocents que vous êtes une interprétation de ma douloureuse expérience de femme fatale qui fait du câblage ?
Je vais essayer, avec des mots simples.
Et des photos.
(J'aurai dû faire maîtresse de maternelle).
Alors :
Hum Hum.
(Je m'éclaircis la voix).
D'habitude, lorsque je daigne m'adonner à un quelconque travail manuel qui implique de se ruiner le dos ou de respirer gaiement de la poussière, je m'habille comme ça :
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ou comme ça
Je m'habille donc comme un gros sac.
(A cause que j'veux pas niquer mes beaux habits de fille).
Je me permets même de me rabouler en tongs, tellement je suis en mode Je-ressemble-à-rien-mais-alors-là-rien-à-foutre. Puisque de toute façon j'vais passer ma journée quasiment toute seule dans un local climatisé à donf (ce qui explique l'écharpe assortie aux tongs) et que rare sont ceux qui auront la chance de me croiser.
Mais une chose est sûre, je ne m'habille pas en robe avec des talons.
Oh non malheureux.
Sauf que la semaine dernière j'avais pas prévu qu'on m'expédie à l'autre bout de Paris pour une intervention et j'suis partie faire mon boulot de bûcheronne avec mes fringues de pute. (En exagérant légèrement, bien entendu). Et j'me suis payée les courbatures de ma vie à cause d'une paire de pompes. Parce que s'accroupir puis se relever puis s'accroupir puis se relever puis s'accroupir puis se relever (653 fois) EN TALONS, ça fait les cuisses. (Donc oui mon métier c'est ça : Accroupisseuse). Et là j'suis parée pour courir 40km sans m'en rendre compte tellement j'suis musclée du cuissot.
M'enfin, c'est la vie. J'vais pas me plaindre de ma musculature de rêve non plus. Alors je continue ma route fièrement, en boitant ma race dans les escaliers, la tête de haute.
Et pour ne rien gâcher à ces magnifiques journées pleines de "Ouille ouille ouille je jongle putain mes cuisses ça fait mal", j'ai la chance de me voir privée de sommeil depuis deux jours à cause du froid. Parce que dans la maison dans laquelle je suis actuellement il fait tellement froid (attention accrochez-vous à vos slips bien fort parce que je vais vous surprendre) : que je dors toute habillée. (Ouais je sais, le choc horrible). Avec un T-shirt, un pantalon, un pull, une écharpe, des chaussettes de ski, deux énormes couettes en poils de pigeon et... Mes beaux gants en cuir marron. Oui oui oui. Juste pour situer à quel point j'me pèle le cul. Un truc de ouf.
Sans compter que j'ai jamais été aussi sexy de toute ma vie. Quand j'me croise dans le miroir le matin en me levant j'ai l'impression de regarder un esquimau qui irait faire ses courses au rayon surgelé d'une épicerie à Courchevel.
Putain.
Vivement l'été, que j'me plaigne de mourir de chaud.
Ha oui puis faudrait pas que j'oublie de vous raconter ma bourde de la journée. J'devrais peut-être en faire une rubrique d'ailleurs. La rubrique "Mais qu'est-ce que la blonde a bien pu faire comme connerie aujourd'hui ?".
Alors aujourd'huiiiiii, la blonde a reçu un formulaire de son entreprise à remplir. Un truc genre "Bilan Annuel" pour évaluer si je mérite d'être augmentée ou non. Un truc sérieux quoi, dont mon futur salaire dépend.
Je commence donc à remplir le formulaire :
1. Concernant le précédent bilan, quels objectifs ont été atteints ?
2. Quelles actions ont été menées et n’avaient pas été prévues ?
3. Sur quelles compétences estimez-vous avoir progressé cette année ?
Et blablabla et blablabla. Je réponds cependant le plus consciencieusement possible à toutes leurs questions de merde jusqu'à la question 27 :
27. Quelles relations avez-vous avec les autres consultants ?
Et là, fatiguée de ces conneries, je réponds :
"Sexuelles".
Et je rigole comme une conne parce que je me fais rire toute seule. Là-dessus y'a mon collègue qui m'appelle pour manger et je file rejoindre les autres en vitesse histoire de pécho le dernier Flambi à la cantine.
En revenant cet après-midi j'avais totalement zapé ma blagounette sur formulaire et j'ai failli l'envoyer comme ça à mon commercial. Sans la relecture d'un collègue, je serais passée pour une grosse grosse grosse grooooosse cochonne.
Mais peut-être que j'aurai été augmentée.
Sur ce, je retourne travailler pour pouvoir me casser de bonne heure et être à l'heure pour mon rendez-vous.
Faut que j'aille me battre dans la boue à demi-nue avec une banquière pour qu'elle me fasse un crédit à 4% pour mon appart'. Je sens qu'on va rigoler.
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05 octobre 2009
Coucou ! Tu veux voir ...
Il y a quelques temps, ma keupine au ventre rond nous faisait partager cette magnifique vidéo tirée de Complément d'enquête :
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Suite à un gros fou rire de ma part (parce que avouez-le, la voix off du mec à la fin elle est vraiment trop énorme), cette même keupine eut l'excellente idée de m'offrir ce badge de très bon goût :
Je me vois encore dans son canapé en train de lui dire : "J'me demande si j'aurai assez de couilles pour le porter en public".
Lorsqu'une idée me vint.
Devant me rendre le lendemain à l'appart de Bambi pour aller embrasser mon chat mon fils ma bataille, j'eus soudain une formidable et grandiose vision au sujet de ce badge. L'accrocher sur la veste de Bambi en douce et le laisser aller au boulot avec pour qu'il aille s'afficher au delà de toutes mes espérances.
Sauf que j'avais pas prévu qu'il adorerait ça...
En fait ça l'a tellement fait rire que j'ai été obligée de lui montrer la vidéo et d'en re-rire avec lui, pour la quarante-huit millième fois. Le laissant passer en boucle les 2 secondes et demi pendant lesquelles la voix off sort son fameux "COUCOU ! Tu veux voir ma bite ?".
Et là, accrochez-vous bien, j'ai eu une idée encore mille fois meilleure que la précédente. Ça parait incroyable comme ça mais c'est pourtant possible (étant donné que je suis formidable de malice et d'ingéniosité).
Je me tourne donc vers Bambi, à moitié pliée de rire, et je lui dis :
"Viens on appelle ma mère en numéro masqué et on lance la voix off quand elle décroche !".
Il a vivement approuvé en s'excitant comme un gosse sur son fauteuil et il a préparé le passage de la vidéo en question pendant que je composais le numéro de la femme qui m'a donné la vie.
*Driiiiiiing Driiiiiiiiing*
T'es prêt ? Ça sonne !
- Allooo ouiiiii ?
- COUCOU !
- Couc..
- Tu veux voir ma bite ?
Et on a laissé ma mère expliquer au monsieur du téléphone que NON, elle ne voulait pas voir sa bite, pendant que nous pissions dans nos frocs respectifs tels deux gamins de sept ans.
J'crois que j'avais pas fait une blague aussi puérile depuis le collège, à l'époque où j'avais mis du colorant bleu dans la pomme de douche de mes petits voisins et amis. Avec ce don inné pour la grosse déconne, j'aurai pu faire carrière sur TF1, comme présentatrice de Vidéo Gag par exemple. J'comprends pas ce qui m'est arrivé, j'aurai jamais dû finir cadre dans l'informatique.
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