The bl0nde's World

Espèce en voie de disparu.. dispira.. daspiri.. Qui disparait quoi !

15 août 2008

Chat mère la p*** !

chat

Putain mais ce chat. Ce chaaaat. CEEEE CHAAAAAT BORDEL !
C'est pas un chat c'est un chien.
Il quémande de la nourriture à toute heure du jour ou de la nuit quitte à se faire envoyer chier plus d'une centaine de fois à coup de vol plané jusque dans le canapé. C'est simple, ce chat, c'est lui qui a inventé le mouvement perpétuel :

La vie quotidienne de Justice vue par Justice (c'est comme ça que Bambi l'a rebaptisé - ça fait plus "gangster" selon lui).

- Je suis Justice le justicier, il est midi vingt, et je m'apprête à te faire chier comme jamais.
- Tu te mets à table, je commence alors à pousser des cris de bébé chat totalement ridicules ("Miiiiiiiii - Miiiiiiiii - Miiiiiiiii") pour te faire comprendre que j'en ai marre de mes croquettes et que je veux moi aussi manger chinois ce midi.
- Je grimpe le long de ta jambe fraîchement épilée en te marquant profondément de mes griffes pour arriver sur tes genoux. Tu as mal ? C'est pas mon problème. T'avais qu'à mettre un jeans comme tout le monde.
- J'arrive enfin à mon but, et là t'as le temps de rien comprendre que j'suis déjà en train de bouffer dans ton assiette de nouilles au poulet tel un ogre affamé.
- Je parviens à m'accrocher à tes vêtements malgré toute l'énergie que tu mets à m'expulser de cet endroit magique qu'est la table à manger.
- J'arrive même à t'arracher un lambeau de T-shirt avant que tu me jettes dans les airs.
- Je vole.
- J'atterris sur le canapé. Toujours. Parce que j'suis trop puissant. (Rien à voir avec le fait que les gens fassent bien attention à ne pas m'exploser contre un mur).
- Et comme je me sens incroyablement fort et increvable, je vais iiiimmédiatement repasser à l'attaque parce que cette fois ci je le sens, cette fois ci c'est la bonne.
- Je ne perds pas une seconde, et je regrimpe sur ta jambe fraîchement lacérée pour arriver sur tes genoux.

Et ainsi de suite jusqu'au pétage de plomb de Bambi qui se prend pour le nouveau dictateur de l'espèce animale et qui chope le chat par la peau du cou en criant comme un dingue : "SOUMISSIOOOOON !!! SOUMISSIOOOOON !!!.

C'est c'laaa ouiii...

Mais si il n'y avait que ça, ça passerait encore. Un ventre sur patte qui vole dans les assiettes et qui me supplie tous les matins en miaulant sa mère (photo à l'appui) de lui donner du rouge à lèvres à manger parce qu'il pense que si ça approche ma bouche c'est que c'est forcément comestible, ça passe encore.

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Ce qui passe moins, c'est le reste. Tout ce qui fait que Bambi et moi considérons Justice comme une usine à merde des plus performante.
Les trois fois où il a fait caca sur le tapis cette semaine par exemple.
La première fois c'était pour marquer son territoire.
La seconde parce que ça ne sentait pas assez fort la première fois.
La troisième parce qu'il avait tellement infesté sa caisse de gros caca qui pue en l'espace de deux jours seulement, qu'il n'a pas osé rentrer dedans une nouvelle fois et a préféré faire un bon gros caca qui fouette sur mon beau tapis Ikéa.

J'ai été obligée d'aller quémander du vinaigre blanc aux nouveaux voisins à 22H30 un soir de pleine lune, pour pouvoir faire partir l'odeur de ce caca radioactif. J'avais même pris Justice dans mes bras pour les attendrir afin qu'ils ne me claquent pas la porte au nez. Et hop, mission accomplie, j'obtiens les plus grands sourires de la part de deux jeunes filles apparemment en couple qui tombent immédiatement sous le charme de notre chère et tendre usine à merde. J'suis vraiment trop machiavélique.

Faut dire qu'il est trop mignon, comme dirait sa maîtresse qui s'éclate en Bretagne pendant que je défends chèrement ma vie face à son chaton terroriste. C'est un dingue. Mais il est tellement chou.

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Rhalala. Que d'aventures palpitantes dans ma vie d'informaticienne en non-vacances. Heureusement que j'ai un chat mutant à la maison qui me fait bien marrer et qui me permet d'enrichir ce blog de moult histoires passionnantes que chacun racontera à ses petits enfants à l'heure où nous serons tous vieux et grabataires.

Enfin bref, tout ce que j'voulais dire en fait c'est que si vous avez un tapis neuf à me donner par pure générosité (ou même par pitié à la limite), bah je suis d'accord, parce que Bambi vient de partir jeter le notre à la décharge suite au quatrième caca-sur-tapis de la semaine.

Jeanne, reviens.
Je crois que ton chat essaie de refaire la déco de mon appart.

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Posté par bl0nde à 18:28 - Ma Gueule. - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 août 2008

Via, via, vieni via di qui. Niente più ti lega a questi luoghi, neanche questi fiori azzurri.

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Ma boîte ferme pendant 15 jours au mois d'août. Moi quand j'ai appris ça j'ai crié Aline pour qu'elle revienne hallelujah ma vie n'est pas si merdique. C'était sans compter sur ma destinée pourrie. Parce que dans mon contrat les vacances étaient apparemment en option. Comme la clim' ou le porte-gobelet de ta nouvelle voiture. Donc pour faire court, c'est confirmé, j'irai bosser même quand les bureaux seront officiellement fermés et que la femme de ménage ne viendra même plus nettoyer les waters (j'aime bien dire "water" à la place des chiottes, ça fait quand même nettement plus classe de dire "attends deux minutes je vais chier aux waters"). Heuuuureusement pour moi j'ai eu le courage de supplier mon patron de me donner deux pauvres journées afin de montrer à ma famille que j'existe encore et que non, je ne suis pas décédée des suites d'un arrêt cardiaque entre deux ordinateurs.

Mais on n'a pas tous la chance de bosser tout l'été ! Moi j'connais des gens qui partent en vacances (les pauvres) et qui sont obligés de trouver quelqu'un pour garder leur petit animal de compagnie sous peine de devoir l'abandonner sur l'autoroute ou l'envoyer dans les égouts via la cuvette des toilettes. Ces gens là n'ont donc d'autre choix que d'appeler ceux qui travaillent pour garder leur chien / cochon d'inde / tortue géante, forcément !

C'est ainsi que j'ai promis à ma nièce de garder son chat pendant 15 jours.
"Tu verras il est trop mignon c'est un chaton tu vas l'adorer !!!" qu'elle a dit. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que ma nièce, depuis sa plus tendre enfance, trouve un petit peu tout ce qui existe au monde "trop mignon".

"Ohhhh regarde un crocrodile c'est trop mignon !".
"Ohhhh regarde une crotte de nez en forme de cœur c'est trop mignon !".
"Ohhhh regarde j'ai renversé du vernis sur la moquette on dirait du sang ça partira jamais c'est trop mignon !".

Cependant j'admets qu'il soit difficilement envisageable qu'un bébé chat puisse être autre chose que tromignon.

Quoi qu'il en soit, même si je redoute que ce chaton soit un véritable désastre dans mon joli petit appartement à parquet fraîchement ciré, je suis tout de même ravie de savoir que bientôt, j'aurai une boule de poils rien que pour moi à qui faire des câlins le soir sans qu'elle n'aille pour autant glisser une main dans mon sous-tif tout en me tripotant les fesses. N'EST-CE PAS BAMBI.
Je vais pouvoir gouter aux joies de la maternité grâce à ce petit machin à griffes baptisé Kenya, qui doit probablement produire à cet âge un miaulement qui se rapproche plus du grincement de porte que du cri du félin.

Et en parlant des joies de la maternité, je connais une reproductrice hors pair (oui toi, la femme-pondeuse) qui m'a taguée pour me prouver son amour. Alors en réponse à sa déclaration je m'empresse de m'acquitter de ma tâche ingrate : Le sexo-tag !

Si j'étais un slip, je serais un slip de blonde. Genre celui de Cameron Diaz dans Charlie's Angels. Un bon gros slip kangourou bien sexy. This one :

Sans_titre_2_copie

 

Sans_titre_3_copie

 

Si j'étais un sextoy, je serais un débutant en la matière et j'appellerais Eve pour qu'elle m'explique un peu la vie.

Si j'étais un fantasme, je serais celui de pouvoir lécher mon propre coude. Parce que putain qu'est ce que ça peut me saouler de pas y'arriver.

Si je devais faire l'amour à un animal, je préférerais encore éviter tout ce qui fait partie de la famille des mammifères à engins disproportionnés. Exemple : le cheval.

Si je devais te dire quelque chose à l'oreille pendant qu'on fait l'amour, je dirais probablement un truc affreusement pas romantico-sexuel, comme à mon habitude. Sûrement quelque chose du genre "aïe aïe aïe j'ai les cheveux coincés dans tes aisselles".

Si j'étais Clara Morgane mais avec mon cerveau actuel, je prendrais la décision d'arrêter de me ridiculiser en jouant les fausses chanteuses remixées et j'irais demander pardon à Jésus pour avoir osé sortir un album.

Si j'étais une zone érogène, je crois que j'en aurais un peu marre qu'on vienne me titiller sous prétexte que j'ai une sensibilité un peu hors du commun. Merde quoi.

Si j'étais un détail absolument irrésistible, je serais mes pouces qui se déboitent. "Hey mon cœur regarde mon pouce ! Regarde bien c'est trop marrant !". Effet sensuel garanti.

Si j'avais une morale sexuelle, je rendrais sa liberté à cet esclave enfermé depuis maintenant huit ans dans mon placard à balais avec un arsenal de préservatifs.

Si je me réveillais sans pénis ni vagin, je suppose que je me rabattrais sur les mots croisés et le sudoku. En bref ça me rendrait bien plus intelligente et vive d'esprit.

 

Et walaaaa !!! Ça va c'est bon c'était pas la plaie ça prend pas plus d'une minute pour y répondre. C'est mon argument pour pouvoir le refiler à 5 autres personnes, j'ai nommé :
François Mitterrand, Marie Curie, Jack Dawson, Orson Welles et Elvis.

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29 juillet 2008

Blessure de l'enfance.

pingpong

Oh mon dieu j'étais tellement mignoooooonne !!! (et si bien habillée)


Il fait peur ce titre un peu. Ça fait genre j'vais vous raconter des trucs de ouf sur ma vie et on va tous chialer comme des merdes en se disant que c’est vraiment trop injuste et qu'on s'aime tous les uns les autres.

Nan ce que j'vais raconter m'a profondément traumatisé mais ce n'est pas bien dramatique en soi. Je suis au regret de vous annoncer que j'ai eu une enfance heureuse et que je n'ai aucun mal-être enfoui qui pourrait resurgir comme ça d'un coup à l'improviste tel un chacal faisandé.

Certes, il y a eu des choses qui ont été difficiles à encaisser.

J'ai eu du mal à encaisser le fait que mon père ne se rappelle pas de mon prénom une fois sur deux. Mais comme il le dit si bien "C'est pas ma faute c'est pas moi qui l'ai choisi ce prénom bordel !". T'façon je commence à m'y faire. Maintenant il m'appelle Alice. C'est pas mon prénom, mais ça s'en rapproche un peu, alors je suis à 75% satisfaite et de surcroît très fière de mon papa qui a fait beaucoup de progrès depuis qu'il ne m'appelle plus Marcelle. Et le premier qui se moque de ce prénom je lui brise un genou parce que c'est celui de ma maman.

Toujours dans la même lignée (celle du père indigne), j'ai eu du mal à encaisser le fait qu'il dise à la dame de l'assurance le jour de l'obtention de mon permis que j'étais née le 21 septembre 1984. Car bien sûr je ne suis pas née le 21 septembre. Et je ne suis pas née en 1984 non plus, pas de bol hein. Mais bon ça c'est comme mon prénom, c'est pas lui qui a choisi la date c'est pour ça qu'il s'en souvient pas.
Il est mignon.

Sinon, si je raye de ma mémoire toutes les choses que mon père a fait qui m'ont totalement sidérée, il reste la fois où mes deux parents m'ont volontairement cachée dans un buisson en montagne pendant que j'dormais, et qu'ils sont partis faire leur petite rando tranquillou sans la mioche dans le sac à dos. Ça mes amis ça aurait pu me traumatiser à vie voyez-vous. Seulement voilà j'ai toujours été une grosse loque, et ce jour là dans le buisson je ne me suis pas réveillée une seule fois. Ni vu ni connu j't'embrouille, je ne l'ai appris que 20 ans plus tard. Mes parents sont formidables d'inconscience et de drôlerie. (Alors si vous pouviez tous huer ma mère dans les commentaires en lui disant que c’est une génitrice indigne ça m’arrangerait, vu qu’elle vient me lire dès qu’elle a une connexion internet).

Mais bon je ne vais pas vous citer toutes les choses horribles qui ne m'ont pas traumatisée et plutôt en venir au fait en vous disant enfin ce qu'un jour j'ai vécu, et qui a créé un réel trouble mental en moi.

La déchirure de ma vie. En exclusivité sur canalblog.

Un jour, quand j'avais 6 ans…
Non, d’abord je situe juste un peu le contexte :
Quand j’avais 6 ans j'étais déjà archi-fan de Mac Gyver. Que cela soit bien clair, je suis fan de Mac Gyver aussi loin que remonte ma mémoire. Bref. Ce jour là, le jour de mes 6 ans, j'étais au comble du fantasme sexuel puisque j'avais plein de cartes postales de Mac sur les murs de ma chambre et que je les embrassais toutes une par une le soir avant d'aller au dodo.

Ce jour là donc, c'était mon anniversaire.
Et l'une de mes deux grandes soeurs, dont je salue le geste, était à l'époque hôtesse de l'air et m'avait ramené des States un super ensemble brassière-culotte Mac Gyver imprimé, en hommage à mes 6 ans.

J'ai failli en pisser dans ma culotte tellement j'ai surkiffé le cadeau. Mais ce n'était pas tout. Ma soeur étant quelqu'un de profondément méchant et cruel, m'a dit en rigolant (sauf qu'on rigole pas avec Mac Gyver) : "Peut être que si tu danses devant la télé dans ton petit ensemble, il va sortir de la télé pour te faire des bisous, qui sait ?".

Bah là ma vieille, je peux t'assurer que t'aurais mieux fait de te péter une clavicule le jour où t'as dit ça. Parce que j'm'en suis tapé des après-midi devant la télé à tortiller du cul dans mon ensemble spécial Mac Gyver !!!! Et quand j'ai enfin compris que ce gros bâtard, ninja du couteau suisse, ne daignerait jamais venir me faire de bisous, j'ai jeté mon petit coeur brisé à la poubelle et je suis devenue une femme froide et incapable d'aimer pour le restant de mes jours (houuu c'est Bambi qui va être content de lire ça).

Voilà.
Et tout ça à cause d'une hôtesse de l'air mythomane.
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21 juillet 2008

How much I love you.

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Ce weekend j'ai consacré une demi-heure de mon temps à jouer de la guitare toute seule dans la chambre. Ô miracle, puisque je n'ai désormais plus de vie et que je laisse moisir mon instrument préféré dans un coin de la pièce depuis des millénaires.
Je m'essayais donc tranquillement sur une chanson top romantique que j'avais entendue dans Juno (si t’as pas vu ce film, honte sur toi et sur toute ta famille), quand soudain je fus prise d'une envie saisissante, pire que l'envie de faire pipi qu'on a devant le seuil de la porte en rentrant chez soi le soir. J'avais envie de demander à Bambi de venir m'écouter chanter. J'étais tellement fière de ma nouvelle chanson que j'ai voulu lui montrer mes dons incroyables et lui chanter de vive voix How much I love him (paroles de la chanson en question vois-tu). Sur le coup j'ai trouvé ça très très très romantique et je me suis dit qu'avec un peu de chance ça le motiverait peut-être pour aller chercher à manger au japonais du coin pour notre repas du soir (car l'amour donne des ailes).

Alors voilà : Désolée mon lapin de t'interrompre pendant une splendide partie de Playstation 3 mais j'aimerais te faire une déclaration d'amour, et en chanson s'il te plait, à moitié nue sur notre lit nuptial si ça ne te dérange point.
Il accède à ma requête et me suit gentiment. (Par contre j'ai gardé mes fringues et ça lui a brisé le cœur).

Bref. Je commence ma chanson, je joue, je chante, je suis grandement satisfaite de ce que je fais, sauf qu'en essayant de me souvenir des accords j'en oublie les paroles et je finis par faire "lalalala" au troisième couplet. Bambi éclate de rire sans attendre et se voit fusillé du regard par mes magnifiques yeux mitrailleurs.

- (voix froide et assassine) Pourquoi tu t'marres ?
- Oooooh désolé ma chérie t'étais trop mignonne j'ai pas pu me retenir.
- D'où j'suis mignonne ? J'te chante une chanson et toi tu t'fous de ma gueule. J'suis mignonne rien du tout ouais ! T'apprécies même pas mon talent à sa juste valeur.
- Mais non mais te vexe pas mon poussin. C'est ton "lalalala" qui m'a fait rire. Tu chantais très bien et c'était très joli sinon.
- J'm'en fous c'est trop tard j'suis vexée. Je boude. Indéfiniment, j'te préviens. Et j'suis pas un poussin.
- Ooooh pardon. Qu'est ce que je peux faire pour me rattraper ?
- Heuu.. J'sais pas. Remarque... Tu pourrais apprendre à jouer de la guitare.
- Hein ?
- Ouais tu sais bien que je craque pour les mecs qui jouent de la guitare (comme la plupart des filles de cette planète). Alors ça serait vraiment trop super génial que t'apprennes !
- Tu veux dire que tu m'aimerais bien plus si je savais jouer de la guitare ?
- Bah c'est évident !

Sur ce, (après s'être quelque peu offusqué du fait que je puisse l'aimer 8 fois plus si il devenait le nouveau Jimi Hendrix) Bambi se lève et réfléchit quelques instants.

- Tu m'offres quoi en échange si j'apprends à jouer ?
- Allez arrête, t'apprendras jamais.
- Tu m'offres quoi en échange ? Motive moi et j'apprends.

Etant donné que la seule chose qui motive ce mignon petit Bambinou d'amour est : la sexualité, je n'ai trouvé que ça à lui offrir :
- Deux pipes par jour, à vie.
- Ca marche.
- T'apprendras jamais à jouer. Jamais jamais jamais. J'te connais quand même !
- Attends pour deux pipes par jour je fais n'importe quoi, c'est bien clair ?

Là il se lève précipitamment et va farfouiller dans mon bureau.
Dans ma tête je me dis que j'ai intérêt à pas me gourer sur sa flemmardise habituelle parce que sinon je sens qu'un jour il se pourrait que j'en vienne à regretter amèrement ce deal à la con.
Bambi continue de farfouiller, il trouve une feuille de papier, gribouille un truc et revient me voir avec un stylo.

- Signe.
- Quoi ?
- Signe ce contrat.

Je regarde la feuille et lit ce qui suit :

"Je soussignée, -la bl0nde-, promets de pratiquer une fellation deux fois par jour (minimum) à -Bambi- si il sait jouer de la guitare. Ce contrat vaut en cas de séparation évidemment."

- Je peux rajouter une close ?
- Oh putain tu chipotes là !
- Je peux ?
- Bah ouais vas-y.

"Je soussignée, -la bl0nde-, promets de pratiquer une fellation deux fois par jour (minimum) à -Bambi- si il sait VRAIMENT jouer de la guitare (et pas seulement des vieux morceaux bidons). Ce contrat vaut en cas de séparation évidemment."

- Rhaaaa meeeerdeuu.
- Et ouais, j'te connais trop bien. Tu me joueras pas une comptine de ton enfance en tripotant vaguement deux cordes sur une guitare. Non non. Je n'suis pas un pigeon.

J'ai signé, il a signé.

contrat

Reste à voir qui va être le plus emmerdé.

Et pour info, la chanson d'amour sur laquelle je me kiffais trop en poetic loveuse c'était ça :


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Et pour info complémentaire, hier j'ai vu WALLE en avant-première et c'était vraiment trop kiffant. Trop d'émotion et de rigolade dans le fond de mes yeux quoi. Je conseille.
Cependant j'ai constaté quelque chose de très paranormal à propos de ce Walt Disney : Il n'y avait pas d'enfants dans la salle. Enfin si y'en avait UN. Et encore, je crois que c'était un nain.

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Posté par bl0nde à 21:46 - Ma Gueule. - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juillet 2008

[Weekend + Jour férié] On s'évade : Jours 3 et 4. Fin de la trilogie.

(suite de l'épisode précédent)

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Dimanche 13 juillet au soir.

Comment j'ai pris au moins cent soixante-quinze kilos depuis qu'on est là ! J'ose même pas regarder une balance en face de peur qu'elle me pète à la gueule. Si il devait vraiment y avoir un jour une rébellion des machines comme dans Terminator, bah c'est ma balance qui mènerait la révolte, principalement à cause de ce weekend où j'aurais bu et mangé pour dix personnes sumos.

Mamie pourquoi as-tu donc acheté tout ce que j'aime le plus au monde ? Ne pouvais-tu faire un effort et nous servir du pain sec au dîner et de la Contrex à l'apéro ?

Il m'est si difficile de préparer mon sac pour notre retour chez nous.
J'ai la nausée rien qu'en pensant à l'immonde voisine du dessus qui va à nouveau troubler mon sommeil en écoutant du ragga à fond les ballons aux alentours de 3h du matin.
J'ai mal au crâne rien qu'en visualisant le nombre de mails qui doivent s'entasser dans mes nombreuses boîtes gmail (ô seigneur laisse moi l'espoir, laisse moi croire que mon patron ne m'a pas envoyé un message pour me dire de travailler chez la grand-mère et retourner mes rapports par pigeon voyageur).
Et j'agonise à l'avance rien qu'en imaginant à quel point je vais souffrir lors de mon nouveau programme d'épilation à la cire que j'me suis prévu telle une grande malade mentale en guise de cadeau de retour.

J'aimerais être à la retraite.
J'aimerais aussi être Claudia Schiffer ou avoir le pouvoir de cracher du feu pour brûler vive toute ma hiérarchie, mais ça me paraît moins réaliste comme fantasme.
Donc j'aimerais être à la retraite. Pour passer mes journées à me reposer et à galérer sur des mots croisés bien trop durs pour mon tout petit cerveau.


Lundi 14 juillet au soir. C'est fini.

Et biiiim ! Qu'est ce que j'avais dit ? Hein ? J'avais pas dit que ça serait complètement à chier de rentrer chez nous ? Eeeet siiiiiii !!!

Bambi est en train de bosser (mais lui au moins est payé double) pendant que moi je lis paisiblement un mail de mon patron qui date de dimanche midi (ma parole mais il n'arrête jamais ce gros psychopathe) :

"Bonjour,
Pouvez-vous traduire en français les slides de ces 3 chapitres (en pièce jointe) pour mercredi soir, il y a entre 30 et 45 slides par chapitre, ce qui devrait être jouable sans trop de difficulté.
Merci
."

Voilà ce que je devrais répondre :
"Alors déjà, faut arrêter de m'écrire le weekend parce que ça m'énerve autant que si j'avais surpris mon mec dans les bras d'une prostituée un lundi matin. Et ensuite vous avez l'air d'oublier que j'ai du boulot et que ça va pas du tout être "jouable" de conjuguer installation d'une maquette et traduction de vos putains de slides de merde qui me font incommensurablement chier."

Mais voilà ce que je vais répondre, à peu de choses près :
"Pas de problème, ça sera fait. Très jolie cravate patron. J'adore votre démarche. Est-ce que je peux me permettre de vous dire que vous sentez très bon ?"

Si avec ça je deviens pas schizophrène...

 


I remember when, I remember, I remember when I lost myyyy miiiiind !


Bon allez c'est pas le tout de s'imaginer un avenir flamboyant en hôpital psychiatrique. Faut d'abord que je me lance dans cette foutue séance de torture d'épilation. Après seulement je pourrais m'accorder le droit de déprimer devant un film qui finit super mal tout en pleurant toutes les larmes de mon corps sur un vernis pas encore sec.

J'veux retourner chez ma mamiiiiiiiie.

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15 juillet 2008

[Weekend + Jour férié] On s'évade : Jour 2.

(suite de l'épisode précédent)

bre3

Samedi 13 juillet, fin d'aprèm, premier bilan.

Chair papa, chair maman,
Je sui bien arivai en bretagne il fé bo et mami est trè gentiye avec moi.
Bisou je vou zème.
Péaisse : Je sui bien sage et je manje tou dans l'assiète keske mami elle me done.

Ou en d'autres termes :

J'avais prévu de manger à outrance , et je ne peux effectivement plus fermer mon pantalon tellement le gigot d'agneau de ce midi il m'a retournée dans tous les sens tel Rocco Siffredi. J'ai envie de dire "oh my goood comme je kiiiiffe" tellement ma grand-mère s'occupe trop bien de nous.

J'avais également prévu de rattraper mon retard sur la saison 4 de Dr House dans le train (ce que j'ai fait) quitte à faire vomir Bambi sur la moquette du TGV (ce qu'il n'a pas fait, puisqu'il a passé 3h30 à ronfler sans honte sur le siège d'à côté, attirant le déshonneur sur moi tous les regards vers nous).

Sinon à part ça bah notre weekend s'annonce être un peu de la bombe au niveau relaxation neuronale. On n'en glande pas une, c'est trop royal. Bambi il voudrait dormir tout le temps mais heureusement que j'suis là pour faire semblant de le réveiller sans faire exprès en lui marchant dessus ou en éternuant dans son oreille pour pouvoir enfin lui dire "Ha t'es réveillé ? Bah on peut aller faire du vélo alors". (Il peut pas dire non il m'avait promis avant de venir). (Ouais, comme à une gosse, je sais).

Du coup je l'ai traîné de force dans le garage de ma grand-mère, je lui ai donné le super VTT de la mort qui tue, et moi j'ai opté pour la vieille bicyclette bleue qui date de 3000 ans avant J-C. Malheureusement pour moi, le pneu arrière était crevé. Bambi a alors vu dans notre malheur une chance inespérée de retourner chez mamie pour pioncer toute la journée.
C'était mal me connaître.

- C'est pas grave, j'm'en fous de pas avoir de vélo, on va prendre le tien et pis c'est tout.
- Heu... Comment ça on va prendre le mien ? Concrètement j'veux dire... On en fait chacun notre tour ? Y'en a un qui marche et l'autre qui fait du vélo vingt bornes plus loin ?
- Bah non banane, on fait du vélo tous les deux sur ton vélo.
- C'est à dire... ?
- Toi tu pédales et moi je pose mon cul sur la selle ! Rhoo t'as jamais pris personne en stop sur ton vélo ou quoi ?
- Nan mais t'es tarée ma pauv' fille (quand il me traite de pauv' fille c'est qu'il commence à perdre patience). Déjà d'une, on va ruiner le vélo parce qu'on est hyper lourds (lourd toi même), et de deux, on va se ramasser la gueule.
- Mais alleeeeez fais moi confiaaaaance ! J'ai fait ça toute ma jeunesse j'te promets qu'on va pas se viander comme des merdes !

Bah heureusement pour moi, on s'est pas viandé comme des merdes (t'aurais aimé apprendre le contraire hein, avoue, sadique). Nos débuts ont certes été laborieux mais après avoir enlevé les p’tites roulettes à l'arrière nous nous sommes promenés joyeusement dans la campagne bretonne. Et j'ai même pris des photos pendant qu'on roulait avec le super-Iphone de super-Bambi. Preuve à l'appui.


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Je compte même pas le nombre de fois où il a hurlé qu'on allait mourir. Attends c'est bon quoi, c'est pas parce qu'on vacille et qu'on tangue à 20cm d'un précipice qu'on va FORCEMENT y rester. C'est incroyable ce défaitisme bordel. En tout cas moi j'ai bien rigolé en m'accrochant comme une ouf à son caleçon et en l'entendant crier "Arrêêêête arrêêête je perds mon froc !!!".

Mais comme des fois j'avais un peu mal au popotin à force de me tenir en équilibre sur la selle par simple contraction de mes muscles fessiers, exceptionnellement, il me laissait le vélo pour moi toute seule.
Sur la photo on dirait que j'sais pas en faire mais c'est faux hein. J'suis très adroite de mon corps dans la vraie vie. Et même si Bambi vient raconter dans ses commentaires puants que j'suis une grosse inconsciente suicidaire sur un deux-roues, ne le croyez pas, il fume de la drogue et il boit bien trop de Coca.

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Note quand même la dégaine funky style que je me paye quand je suis en mode - La Bretagne ça vous gagne -. T'façon j'avais pas tellement le choix. Etant donné la douce fraicheur qui règne dans les Côtes d'Armor, c'était soit le sweat trop grand de Bambi, soit les tétons qui pointent plus loin que le bout de mon nez.

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Je fais aussi guide touristique devant des chapelles à mes heures perdues et j'adore prendre des vieilles poses pourries qui me donne l'air de sautiller telle une gamine de douze ans. Oui parce qu'on dirait pas mais là je pose. De dos, sur un pied, mais je pose.

Voilà tout ça était très très intéressant et je suis sûre que j'ai apporté énormément à chacun de vous par l'intermédiaire de ce post à caractère informatif. Mais là faut que j'y aille les copains parce que ça va re-être l'heure de l'apéro chez mamie et que je voudrais louper ça pour rien au monde.

(Demain, la suite).
(Wouuuuuuuu y'a vraiment trop de suspens sur ce blog j'en ai des frissons).

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14 juillet 2008

[Weekend + Jour férié] On s'évade : Jour 1.

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[Note de l'auteur : N'ayant eu la possibilité de poster au fur et à mesure pour cause de non connexion à internet, je me vois dans l'obligation de poster à retardement. Pardonnez cette méthode qui j'en conviens n'est pas très académique mais qui m'offre néanmoins la possibilité de vous prendre la tête à nouveau avec mes histoires à la con].

Vendredi 11 juillet au soir

Wouooo putaing !
J'ai refusé de venir bosser un jour férié. Il y a une chance sur deux pour que je finisse suspendue par les cheveux sur le tableau de planning la semaine prochaine. Quelle effrontée je fais ! Préférer partir un weekend en Bretagne voir ma grand-mère qui aime me gaver comme une oie de nourriture premier choix plutôt que de venir au taff pour travailler gratuit en bénévolat non rémunéré. Je suis folle. Et ma santé mentale inquiète fortement mon patron. Il voudrait que je fasse une cure de désintoxication de vie sociale et que je vienne vivre jour et nuit dans un cagibi à côté de son bureau. J'aurais ma propre cage à mon nom et il me donnerait des cacahuètes à manger tous les soirs. En échange de ça je lui ajouterais des barrettes de RAM sur tous ses vieux PC et tout le monde vivrait dans le bonheur et l'allégresse.

Mais moi, sotte comme je suis, je préfère aller faire du vélo avec Bambi sur les petites routes de Pommerit-Le-Vicomte dans les Côtes d'Armor. Je suis peut-être cinglée mais c'est bien ce que je compte faire, sans remords, sans regrets, et pas la peine de me culpabiliser hein. Y'a pas moyen de moyenner de toute façon je buterais père et mère cousine lointaine et voisine de palier pour y'aller.

Puis la grand-mère elle a tout prévu pour notre arrivée, je peux pas lui faire ça. La viande rouge, les patates du jardin, l'alcool que j'ai juré d'arrêter parce que ça me rend obèse, et les chips, et le saucisson, et les crevettes, et les escargots, et tous les trucs gras que les filles n'ont pas le droit de manger en temps normal.
En plus je compte sérieusement rattraper mon retard sur la saison 4 de Dr House dans le train quitte à faire vomir Bambi sur la moquette du TGV, alors faut pas bousculer mon programme là.
Et puis, (rien à voir mais je le dis quand même) j'ai aussi prévu de me remettre au sport à compter du moment où j'aurai quitté la terre bretonne. Parce que là tout de suite, ce weekend, ça va pas être possible de ne pas faire d'excès de bouffe ou de glandage. Alors sur mon agenda de working-girl y'a marqué "Retour Bretagne : Bouger son boule en pratiquant une activé extra-cisco quelconque" (sous-entendu : un sport).

Et en parlant de ça, j'voudrais vous montrer ce que j'ai prévu de faire subir à mon corps et à celui de l'homme qui partage mes jours mes nuits mes matins entre 7h12 et 7h25 parce que monsieur travaille en décalé et qu'on se voit en moyenne treize minutes par jour.
Il s'agit d'un "sport" que m'a montré un collègue et que j'veux aaaabsooooluuuument essayer parce que je suis sûre que j'vais me taper des barres de rire en voyant Bambi trémousser son petit cul là dessus.
Il s'agit du Tae Bo. Un espèce de truc de self-défense à la Véronique et Davina. J'ai chopé une vidéo d'entraînement et je vous montre un peu ce que ça donne mais avant ça... Faut que je vous prépare psychologiquement. Ce que vous allez voir est relativement impressionnant et pourrait choquer les âmes sensibles. Je te parle à toi, petit francophone sans prétention : si tu aimes les caricatures américaines et les clubs de gym qui se situent entre la secte et l'amicale des ninjas refoulés tu vas être servi. Attentiooooon... C'est parti. Regarde au moins jusqu'à la troisième minute pour te rendre compte de la motivation pas du tout démesurée de ce coach sportif qui m'est apparu comme un guide des temps modernes (le Jésus Christ de l'an 2000 quoi). Déjà ce mec il se drogue c'est pas possible autrement.



Moi ce que j'adore c'est les "OUAAANE ! TOUUUUU ! SUIIIIII ! FOOOOW ! K'MON !!!". J'ai hâte de suer là dessus et de voir Bambi agoniser sa mère sur le parquet du salon.

(Demain, la suite).
(J'ai déjà tout écrit mais c'est pour faire du suspens).
(Comme dans les films à suspens).
(Sauf que là c'est un blog).

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Posté par bl0nde à 19:32 - Ma Gueule. - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 juin 2008

T'étais comment quand t'étais conne ?

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Quand j'étais p'tite, y'a eu une période où je vivais toute seule avec ma maman dans le sud. Pendant que mon papa, le plus fort de tous les papas, il chassait le bison sauvage à Paris pour pouvoir subvenir à nos besoins vitaux. Il travaillait là-haut "à la ville" comme on dit par chez nous en province, et il venait nous rendre visite une à deux fois par mois pour nous rappeler "qui c'est l'homme bordel de merde". J'étais tellement contente de le voir dans ces moments là que j'étais prête à faire n'importe quoi pour lui faire plaisir. Et comme mon père n'a jamais eu honte d'abuser des bonnes choses, il me prenait un p'tit peu pour une petite esclave roumaine de 5 ans et demi.

- Quiiii c'eeeest qui va couper les ongles de pied à son papa chériiii ?
- C'eeeest mwaaaaaaaaa !!!! (Et contente avec ça)

Ouais, franchement, ça craignait des marrons chauds. Surtout que pour couper les ongles de pied du daron fallait être minimum en possession d'un sécateur ou d'une scie à métaux. Haaaardcore. Mais ça me faisait plaisir tu vois. Parce que mon papa j'le voyais pas souvent et que même si il m'avait demandé d'aller lui essuyer les fesses après avoir fait son gros caca du matin, j'l'aurais fait. Par amour.

Huit ans plus tard je l'accusais d'en vouloir à ma vie sous prétexte que j'avais pas le droit d'aller au cinéma sans sa permission. Il devint alors mon tyran, mon geôlier, mon dictateur personnel. M'interdisant de fumer dans ma chambre ou de sécher les cours, je me mis à penser qu'il me voulait du mal. Ma meilleure amie et moi fondions alors le CAIGCP, le Comité des Ados Incomprises par ces Gros Cons de Parents.

A cette époque, j'ai posé mon cerveau quelque part dans un tiroir de mon bureau et j'ai fait tout un tas de conneries avec ma super copine à l'accent du sud.

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Des conneries mémorables, toujours plus drôle les unes que les autres.
On a fait exploser un micro-onde dans un restaurant sur une aire d'autoroute, on s'est tapé des missions commando en pleine nuit avec des camouflages militaires, on a piqué la bagnole du patron de sa mère aux alentours de 14-15 ans, et une année en vacances on a échangé nos identités pendant une semaine.
Et comme mon désir le plus fou en ces temps anciens était de devenir camera(wo)man, j'avais pour habitude de filmer toutes nos aventures et courses poursuites complètement dingues. Et un jour, si Dieu le veut si j'ai le temps, je ferais un montage de toutes ces choses qu'on a pu faire et je le mettrais sur un DVD intitulé "Les Filles de L'air". Parce que ça claque comme nom, ça fait cool et branché, ça devrait se vendre. En attendant tout ce que j'ai à vous montrer c'est cette vieille photo. Une photo de ma meilleure amie que j'ai prise une nuit où nous faisions le mur, chez elle, à l'aide des draps de son lit que nous avions attachés ensembles. Ouaiiis je sais, on n'a rien inventé.

Criss

Pour descendre ça a été relativement easy-easy. Par contre, le matin, pour remonter, j'vous explique même pas les fous rires qui s'approchaient plus de la crise d'épilepsie qu'autre chose.

Halala c'était le bon temps. Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaîîîtreuu. On accrochait des draps jusque sous nooos fenêêêtreuu.

Putain ça craint. J'ai tellement pas de vie en ce moment que je ressasse mes vieux souvenirs d'antan comme une vieille peau. Mon dieu c'est horriiiib' ! Faut vite que j'm'achète une vie trépidante au marché de Vincennes lundi matin. Une vie pleine de rebondissements, de stars de cinéma et de baisers volés à Richard Dean Anderson.

M'enfin j'ai une vie tout de même. Une vie virtuelle. A virtual life. Comme dans World of Warcraft.

Pour situer, y'a des mecs de mon taff que j'connais à peine qui se battent pour m'acheter sur Fessebouc. Tu sais, ce truc sur Facebook comme quoi tu as un prix et n'importe qui ayant un peu de flouze peut t'acheter et devenir ton propriétaire. Bah voilà, c'est ça. Les mecs à la machine à café il me disent tout juste bonjour le matin, et après ils se battent en duel pour m'acheter sur Facebook à base de "Pas touche, elle m'appartient". Nan mais ok, ok, j'veux bien. Battez-vous. Mais payez-moi un café au moins les mecs, merde.

Et pour finir, en hommage à ma vieille copine décérébrée restée dans sa cambrousse près de l'Italie, cette chanson que nous adorions et qui a usé l'autoradio de ma Saxomobile jusqu'à la moelle.

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Posté par bl0nde à 18:21 - Ma Gueule. - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juin 2008

Ma vie s'arrête comme une vague sur un océan de larmes... Non j'déconne.

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Y'a des fois j'ai juste envie de retourner chez mes parents, dans le sud, pour aller me blottir dans les seins de ma mère jusqu'à ce qu'elle m'étouffe (parce que ma maman a des seins relativement énormes voyez-vous, contrairement à moi). J'ai envie qu'elle me dise "Attends tu sais quoi, ce soir j'vais te faire des frites et après ça ira mieux". Parce que c'est vrai que ça va toujours mieux après avoir mangé des frites, c'est bien connu. En tout cas mon estomac il connaît. Mais là, aujourd'hui, encrée dans ma grosse déprime aussi affligeante que passagère, j'fais comment sans ma mère et ses gros tétés ? J'fais comment pour retrouver le moral alors que j'ai même pas de friteuse, bordel ?

Haaaa Seigneur pourquoi tant de cruauté ? Pourquoi m'infliger pareille souffrance ? Pourquoi me torturer ainsi ? Et pourquoi j'ai marché deux fois dans la merde cette semaine en l'espace de 48h tant qu'on y est ?

Bon allez, trop de suspens tue le suspens. Vous mourrez d'envie de savoir pourquoi je désire furieusement m'ôter la vie par injection oculaire de liquide radioactif. Alors voilà : Si j'ai envie de caner tout de suite right now c'est parce que je suis une toute petite merde.

Jeudi j'ai passé un examen dans ma boîte pour devenir formatrice. Instructrice Cisco pour être précise. La con d'ta mère comment j'me suis rétamée. J'm'en mords encore les doigts. Bon, à ma décharge, c'était un examen de 8 heures non-stop où il fallait être au maximum de ses capacités intellectuelles et physiques. Un truc chaud de night du genre infaisable, impossible et complètement irréalisable.
Cependant, étant une personne incroyablement douée et efficace j'ai tout de même effectué 75% de la maquette et répondu à 80% 70% 60% 2% des questions théoriques que le mec me posait en parallèle de mon travail.
A la fin j'étais tellement épuisée que mes doigts ils rampaient sur le clavier comme des vieux escargots moisis en fin de vie, c'était lamentable et pathétique. J'ai failli craquer et repartir dans ma campagne lointaine pour ne plus jamais voir un PC / Routeur / Switch / Téléphone IP de ma vie, et élever un troupeau de vaches ou de babouins sur un p'tit lopin de terre en haute montagne.

Pourquoi me faire chier à ce point après tout ? Pour la tune ? Pour le prestige ? Pour les 23 tickets resto que je reçois tous les mois ?
Tout ce que je voulais c'était trouver un moyen de gagner ma vie pour que ma femme et mes gosses Bambi ne manque de rien ! Pas devenir une grosse tarée de parisienne qui coure dans le métro et qui fini à pas d'heure le soir. J'ai plus le temps de sortir, j'ai plus le temps de me sociabiliser, c'est bon, merde quoi, fuck off ! C'est pas ça la vie. C'est pas ça que j'veux pour mon avenir.

Alors quoi ? Je fais quoi ? Moi je vois pas trente-six mille solutions. J'envoie le mot "Avenir" par sms au 71212 et j'attends qu'un bon p'tit programme à deux balles m'apprenne que je vais finir par me prostituer au Pakistan avant la fin de l'année 2008. Franchement pour cinquante centimes le sms ça vaut le coup.

Rhaaaa putain c'est dur la vie. Trop de décisions à prendre, trop de choix à faire, et pas assez de tunes pour me payer le voyage en Thaïlande dont je rêve. Mais c'est pas un soucis. J'me prostituerai à Islâmâbâd jusqu'à pouvoir m'offrir le voyage suprême. Quitte à vendre mes p'tites culottes sur eBay. Et puis j'irai avec ma mère. Parce qu'elle en rêve autant que moi et que comme ça, si jamais j'me casse la jambe en tombant d'un dos d'éléphant, je pourrais toujours aller pleurer dans ses nichons.

Oh puis merde, t'as fini de te plaindre la bl0nde ? T'as l'air d'oublier que Bambi a eu son permis cette semaine !
Ha mais ouiiiiiiiiiii j'vous ai pas dit ! Bambi a eu son permis cette semaiiiine ! A 26 ans, il était temps. Je suis très très fière de lui et je me moque jamais quand il cale ou qu'il commence à rouler alors qu'il a pas desserré le frein à main. C'est pas grave mon lapin. J'ai honte mais on a des vitres teintées alors je dis rien. T'as vu comme je suis une bonne petite femme ? Ha, attention tu me fais peur quand tu montes sur le trottoir, donne moi le volant s'il te plait ou on va tous mourir.

Nan mais voilà ce qu'il faut faire ! Voir le bon côté des choses. J'ai loupé un exam qui aurait pu tripler mon salaire ? Et alooooors ? Je vais bientôt décéder dans un accident de voiture avec Bambi de toute façon. Alors à quoi ça m'aurait servi de devenir riche et importante ?

Puis y'a pas que ça. Y'a la vente du tapis aussi. Vous savez, le tapis de course que j'avais mis en vente sur eBay en désespoir de cause de niquage de genou. Bah il a disparu de notre appart hier soir pour être remplacé par un joli chèque ! Et ça c'est de la bonne nouvelle ou j'm'y connais pas.

Allez quoi, la vie est belle. Il reste une despé et du saucisson dans le frigo, je vais bientôt me prendre un weekend pour aller me reposer en Bretagne, et hier j'ai failli gagner un blind test avec mes collègues de boulot sur le thème "années 90" en citant Corona et Alliance Ethnik. Alors y'a aucune raison de faire sa chochotte en déprime, en plus c'est la fête de la musique, donc on enlève tous nos fringues et on chante tous ensemble !




I looove rock n roooll
So put another dime in the jukebox babyyy
I looove rock n roooll
So come on take your time and daaance with meeee !

WaAAAouuUUU !

Posté par bl0nde à 17:39 - Ma Gueule. - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 juin 2008

Et le neuvième jour, Jésus lui dit qu'elle ne bloguait pas assez.

Jésus en personne. Ouaiiiis ouaiiis.

Il me l'a spécifié d'un ton ferme et autoritaire et m'a juré de provoquer des interférences sur ma connexion WIFI si je ne postais pas sous 24h. Alors me voilà, prête à honorer l'homme qui fut jadis exposé sur une croix avec pour unique habit un slip informe et pas très propre.

J'aurais aimé vous raconter à quel point je suis overbookée d'la life à cause de mon boulot et comment ça me les brise de ne plus avoir assez de temps ne serait-ce que pour me peindre les ongles des pieds, mais ça serait tellement triste et difficile à entendre pour vous que je prendrais le risque de vous voir tâcher le sol de vos larmes. Et ça, ce n'est clairement pas envisageable. Alors plutôt que d'inonder la moquette de liquide lacrymal, vous allez me suivre au pays des gens heureux (là où vivent Casimir et Chantal Goya).

Par ici --->  x  <--- Oui c'est bien là.

Maintenant, je peux enfin vous raconter mon weekend festif et emprunt de frénésie dont je n'ai pu aborder le sujet jusqu'alors pour cause de travail, de travail, et tiens encore du travail, t'en veux encore, ha oui t'aimes ça travailler hein, cochonne.

Alors ce weekend (enfin, le weekend dernier quoi), c'était l'anniversaire de ma sœur aînée que j'aime, que je vénère, que j'adule, et qui accessoirement lit mon blog, donc je rajoute juste que c'est la femme la plus EXTRAORDINAIRE du monde et je mets enfin un point à cette phrase qui saoule tout le monde.

Alors ce weekend, disais-je, j'ai du présenter Bambi à l'ensemble de ma famille quelque peu... particulière dira t-on. L'ensemble de la famille, ça fait beaucoup. Le chiffre varie entre 30 et 50 selon les périodes et les disponibilités de chacun. Et là, on devait tourner autour de 40. Les tontons, les tatas, les enfants, les enfants des enfants, et des créatures surnaturelles telles que moi, toutes plus bonnes les unes que les autres. Tout ce monde là réuni dans une salle des fêtes initialement destinée à des mariages, dans le but de faire péter le son, danser, et boire jusqu'à plus soif l'évanouissement.


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Si j'étais sur skyblog là je dirais un truc du genre "Big Up Jeanne, Toi et Moi jusqu'au bout, jusqu'à la mort, jusqu'au vomi dans les fins de soirée". Mais comme on est sur canalblog et qu'ici y'a quand même un minimum de standing s'il vous plait, je vais juste fermer ma gueule et laisser à Jeanne le soin d'admirer cette superbe photo de nous (un peu psychédélique, certes, mais néanmoins superbe).


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Sur ce cliché vous pourrez constater que le vieux monsieur au milieu est en train de décéder ou du moins hurle à l'agonie. A moins qu'il ne soit en train de chanter ? ... Bref. Cet homme est mon père. Ça fera plaisir à Choléra si elle passe par là :)


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Et ici nous avons des gens très très beaux. Tout simplement. Une mannequin professionnelle qui se découvre et un cosmonaute déguisé en Charlie Chaplin.

Ce soir là, dans le désordre :

Y'a mon Tonton René, le grand artiste de la famille, qui a dit bonjour à Bambi pour la première fois en le serrant dans ses bras et en lui hurlant à l'oreille "PUTAIN MEC T'AS TROP CHANGÉ J'T'AURAIS JAMAIS RECONNU !!!". A moi de répondre, un tantinet gênée, "Nan mais tonton c'est pas le même lui... Celui là c'est un nouveau".

Ce même Tonton René a passé son temps à répéter à tout le monde "Hey vous trouvez pas que le "nouveau" mec de la bl0nde il ressemble à Toulouse Lautrec ?"
Baaaah biensûr. Toulouse Lautrec quoi. T'avais pas plus pourri comme référence ? Tu trouves pas qu'il ressemble un peu à Kit dans K2000 aussi ? Mais bon comme tout le monde a confirmé, maintenant le Bambi est traumatisé rebaptisé. Toulouse. C'est sexy à donf, tellement sexy que ça me donne envie de jeter ma culotte par la fenêtre et moi avec.

Y'a mon cousin Fred qui, après s'être abreuvé de moult sangria, s'est jeté sur ce pauvre Bambi déjà très apeuré en lui disant "Alors comme ça tu sors avec machine ?!! Putain j'sais pas comment tu fais sérieux, t'as remarqué qu'elle avait un gros caractère de merde ou tu t'en es pas encore rendu compte ?". Ça sert à ça la famille. A te niquer ta vie sentimentale et faire fuir tes prétendants dans l'espoir de te voir finir tes jours seule, entourée de chats puants.

Y'a mon autre cousin, le jeune DJ à la chevelure sauvage, qui a passé la soirée la plus désolante de toute sa carrière de Tecktonik-Man étant donné que la salle avait une alarme intégrée sur la sonorisation. Tu dépasses 93 décibels et y'a une lampe rouge de pompier (comme dans les films) qui s'allume, ça te coupe la sono pendant 5 bonnes grosses minutes histoire de bien plomber l'ambiance, et au bout de la troisième fois c'est coupure d'électricité et les flics qui viennent dire bonjour. Magnifique. Quand on a mis Antisocial de Trust et Roxane de Police, on aurait dû nous dire de pas chanter. Fallait mettre un écriteau, j'sais pas moi, quelque chose comme "ATTENTION ! NE PAS AGIR COMME DES DÉBILES MENTAUX IMBIBÉS D'ALCOOL SOUS PEINE D'ÊTRE PRIVÉS DE MUSIQUE de façon plutôt radicale".

Sinon y'a Bambi qui m'a traîné dans les coulisses d'un mariage pour aller voler des desserts (même que quand ma sœur elle va lire ça, elle va avoir envie de me mettre une claque derrière la tête). Au départ il voulait juste me faire profiter d'une petite tartelette à la framboise. Mais moi comme j'étais chaude pour dépasser les bornes des limites j'lui ai dit "PRENDS TOUT !!! PRENDS DES MACARONS !!! PRENDS DES MACAROOOONS !!!!!!" et on a couru les bras pleins de macarons et de tartelettes en manquant de se ramasser comme des trolls dans un escalier, puisque poursuivis par un méchant monsieur gardien de la crypte des macarons qui n'a probablement existé que dans notre imagination de personnes en état d'ivresse.

Y'a aussi un mec complètement bourré qui a cru qu'il avait 15 ans alors qu'il en avait le triple, qui a voulu qu'on lui fasse la courte échelle. Pourquoi pas ? Sauf qu'un mec bourré en équilibre dans les airs sur un pied, il s'éclate la gueule par terre, comme une grosse merde, et après il fait genre c'est notre faute parce qu'on sait pas faire la courte échelle. Steuplé quoi ! Diplômés en courte échelle de pères en fils depuis 1775 et encore tu la ramènes avec ta gueule ensanglantée ?

Ha et puis pour finir, y'a ma mère, ayant un taux d'alcool dans le sang semblable au taux de sucre dans le Coca-Cola, qui a lâché quelque chose d'assez phénoménal et instructif à une tablée de 10 personnes, je cite : "Ma fille ? Fumer des clopes ? Jamais ! Tu m'entends ? Jamais ! Des joints d'accord, mais pas des clopes !".
Elle aurait pu danser la macarena complètement nue sur la table que ça m'aurait moins affichée (je crois). Heureusement pour moi ma famille est plutôt du genre passe passe le oinj ya du monde sur la corde à linge compréhensive. Mais le jour où on sera dans celle de Bambi faudrait voir à pas lâcher ce genre d'info croustillante entre deux verres de rosé, parce que dans les familles de flics, ça passe moins bien parait-il. Déjà que la dernière fois que j'me suis servie du vin toute seule à leur table, son père il a failli m'embarquer pour délit d'initiative... J'ose même pas imaginer à quoi j'aurais droit si il me voyait en train d'allumer un spliff en compagnie de sa progéniture. La potence sûrement...

En attendant je ne suis pas encore condamnée à mort et je profite comme je peux des petits plaisirs de la vie. Par exemple, le matin, quand je suis coincée debout entre deux gros bonshommes pendant un quart d'heure dans le RER A (qui soit dit en passant est l'endroit le plus pourri du monde), j'écoute ça dans mon super ipod que Bambi m'a généreusement refilé :



Et je kiffe ma race.

Posté par bl0nde à 19:34 - Ma Gueule. - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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