The bl0nde's World

Espèce en voie de disparu.. dispira.. daspiri.. Qui disparait quoi !

30 janvier 2009

Un pour l'argent, deux pour le spectacle, et trois pour le caillou.

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J'adore ma mère. Et j'dis pas ça parce qu'elle me lit hein. J'la surkiffe à un point que vous pouvez pas imaginer. Parce que non seulement c'est ma mère (et donc la personne qui a eu le privilège et l'honneur de m'enfanter), mais aussi parce que c'est une femme extraordinaire qui a des principes et des valeurs. Et là j'ai envie de dire "Oh-mi-sère".

Parce que ma mère a voulu que je sois au courant de TOUT dès ma plus tendre enfance. Elle estimait qu'un enfant avait le droit de savoir la vérité sur le monde qui l'entoure (tout en me laissant croire au père noël hein, c'était pas un monstre). C'est ainsi que j'eus connaissance des choses de la vie, de la VRAIE vie. C'était tout à son honneur, mais putain parfois c'était un peu tendu du slip quand même.

Pour exemple, elle a toujours appelé les choses par leurs noms et a systématiquement refusé d'employer des mots comme "popo", "foufoune", "trilili" ou "zezette". Ma mère, quand j'avais quatre ans, elle me disait "Lave-toi bien la vulve ma fille, c'est important pour l'hygiène". Et après moi quand j'sortais des mots comme "vulve" à la maternelle, mes copines elles pensaient que je parlais pas encore très bien français. "On dit pas la vulve on dit la zezeeette !". Pauvre de moi, j'ai tellement souffert.

A l'âge de 5 ans, j'ai voulu savoir comment on faisait les bébés. Bah ma mère, cette femme bénie par les dieux, elle m'a collée devant la télé en mettant une cassette VHS dans notre magnétoscope. Cette cassette elle aurait pu avoir comme nom "Il était une fois la vie, version ultragore" puisqu'il s'agissait tout simplement d'un véritable accouchement filmé, avec vue géante sur le vagin d'une pauvre femme agonisante. J'ai fait des cauchemars pendant les quatre années qui ont suivi et je suis encore pleinement traumatisée à l'heure qu'il est.

Plus tard, entre 6 et 8 ans, je suis tombée par inadvertance sur le film de cul de Canal+, un premier samedi du mois. Le lendemain au petit-déjeuner j'ai demandé innocemment à mon père "C'est quoi papa le pipi blanc qui sort du zizi des garçons ?". Mon père il s'est étouffé avec sa tartine juste avant de se noyer dans son café pendant que ma mère m'expliquait clairement les principes fondamentaux du sexe comme si j'allais perdre ma virginité le lendemain.
J'ai passé ma scolarité à donner des cours d'éducation sexuelle à toutes mes copines.

Mais l'avantage d'avoir une mère sans tabou qui vous raconte comment c'était trop de la bombe de balle les années 60-70 où tout le monde fumait de la beuh et partousait à tout-va (si j'ai bien compris c'était ça, hein maman ?), c'est qu'on peut tout lui confier. Ma mère y'a rien qui la choque. J'me souviens même d'une fois où j'devais aller à une fête de village... Un village qui s'appelle Le Saix. Donc le soir venu je dis à ma mère "Ouaich maman bien ou quoi (oui parce que ma mère parle le langage de la rue alors je m'adapte) Je sors avec Machin on va à la fête du Saix, à demain !". Et ma mère, complètement droguée ou alors vraiment trop naïve me répond un truc du genre "C'est bien, c'est bien. Oublie pas de te protéger !". Voilà. Ma mère, grande protectrice du mouvement hippie qui glorifie le port du préservatif tout en imaginant qu'il existe une fête du sexe quelque part dans le monde (si ça existe envoyez moi l'adresse, je lui transmettrai). La classe internationale.

Alors ma p'tite maman, même si un jour j'me suis pété le genou, que t'as cru que j'faisais de la comédie, que tu m'as lâchement laissé agoniser toute une journée dans le canapé du salon (tu peux pas savoir comme j'ai souhaité pouvoir t'enfoncer des aiguilles dans les yeux ce jour là), sache que je t'aime et que je te remercie d'avoir été aussi génialissime avec moi. Grâce à toi je suis incollable sur le sexe. Grâce à toi, Papa me croit probablement encore vierge et laisse donc gracieusement Bambi en vie. Grâce à toi, j'ai appris que les gros nichons c'est bien, mais pas top. Grâce à toi, je sais que rien ne sert de courir car il faut partir à point (les gens ont tendance à croire que c'est une phrase de La Fontaine mais non, c'est de ma mère à la base).
Grâce à toi, je suis la personne fantastique, incroyable et humble que l'on voit aujourd'hui flâner dans les rues de Paris.

Et si un jour Papa arrivait à allumer l'ordinateur en trébuchant accidentellement sur ton pc, et venait à tomber sur ce blog en se réceptionnant par hasard sur le clavier (on sait jamais, c'est possible, et j'voudrais pas qu'il nous fasse une crise de jalousie), il aura aussi sa part de gloire car :
Grâce à lui, je sais qu'il est dangereux de traiter le monsieur de l'assurance d'enculeur de mouche. Grâce à lui, j'ai appris que deux cubis de rosé valent mieux qu'un. Grâce à lui, je suis persuadée que me plaindre très fort et très longtemps m'aide à guérir plus vite. Grâce à lui, je sais qu'il faut toujours enlever ses lunettes avant de mettre son poing dans la gueule à quelqu'un.
Grâce à lui, je suis la personne fatigante, susceptible, hypocondriaque et maladroite que tout le monde connait. Comme quoi, il peut être également fier de sa divine progéniture.

Sur ces remerciements, je m'en vais en vous laissant avec notre idole commune à ma mère et moi, j'ai nommé : Le roi, Elvis.

J'a-dore.
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13 avril 2008

Apprends-moi la vie. Steuplé.

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Mes sœurs étant plus âgées et ayant deux enfants chacune, je possède à mon actif 4 neveux et nièces. Plus précisément : un neveu beau comme un dieu et trois nièces à tomber. Cherche pas, le sex-appeal c'est de famille.
Le week-end dernier j'ai donc passé une journée shopping avec l'une de mes petites nièces qui a un nom de fruit et la moitié de mon âge. Appelons-la Bergamote. Parce que c'est moche et comique à la fois.

J'ai donc emmené Bergamote à Saint Lazare, mon Q.G., pour manger et faire du shopping entre filles. Sauf que la gamine elle gère en mode tu vois. Mademoiselle sait tout de A à Z sur la dernière collection de Chanel et s'habille toute seule depuis l'âge de 3 mois. Moi la première fois que j'ai choisi un vêtement (en velours côtelé) j'devais avoir approximativement 13 ans et les autres enfants au collège ils m'ont presque jeté des cailloux à la tête tellement j'étais moche. Mais pas Bergamote, non, pas elle. Car bien qu'elle mesure 1m20 les bras levés, elle possède un goût indéniable qui me manque cruellement. Et je vous assure que baver devant les fringues de sa petite nièce n'est pas chose facile.

Après m'avoir humiliée une bonne douzaine de fois parce que "Ouuaaa mais Tata-Vénérée (c'est comme ça que je veux qu'elle m'appelle) t'es folle, tu vas quand même pas acheter ce truc immonde ! En plus ça te vieillit graaave quoi !". Bien sûr que si non j'allais pas l'acheter, je l'essayais pour rigoler c'est tout. Et au passage je te rappelle que j'ai 22 ans, pas 48, alors j'me vieillis si j'ai envie sale merdeuse.

Rhalala il est loin le temps où j'avais le dessus, le temps où je leur racontais des histoires de monstres et où j'les filmais en train de chanter sur du Céline Dion, le temps des clés de bras des bisous et des câlins, des doudous et des nin-nins.

** Souvenirs **

merdeuses

C'est si mignon quand c'est pitit... Quand ça possède pas encore son propre argent de poche et n'entraîne pas sa Tata-Vénérée à dépenser de la maille dans les magasins.

Mais continuons sur l'odyssée de Bergamote à Saint-Laz qui nous passionne tant. Oulalala que va t-il donc se passer y'a trop de suspens c'est carrément insoutenable vite-vite la suite !
Doonc après on va chez Séphora parce que la miss est en panne de Mascara. Ouais ça met du Mascara de bonne heure maintenant. On fait alors 20 fois le tour du magasin (sans exagération) pour trouver le meilleur mascara parmi les douze mille huit cent trente-quatre mascaras proposés en rayon. Elle a même réquisitionné une vendeuse pour elle toute seule pendant 10 minutes. A un moment j'ai pété une durite et j'suis allée la chercher en lui disant "Bon maintenant tu arrêtes et tu achètes, merde, t'es quand même pas en train de choisir une bagnole". Et ce moustique aux goûts de luxe me répond le plus simplement du monde "Bah c'est tout comme hein, tiens va voir les rouges à lèvres comme ils sont beaux ma Tata-Vénérée-que-j'aime". Fourbe, traitresse, perverse, maléfique petite fille. J'ai jamais porté de rouge à lèvres de toute ma vie et toi t'essaies de me faire dire oui à une drogue de plus ? Moi vivante, jamais.

Puis elle m'a montré un rose-orange de chez Dior magnifique et m'a demandé de l'essayer. Avec ses p'tit yeux bleus comme les mers du sud j'ai pas pu dire non. Sauf que, dilemme, je ne savais pas en mettre. Et comme je ne connais pas la honte, je lui explique. Elle se fout de ma gueule deux secondes du style "Ha ha nan j'le crois pas tu sais pas t'en mettre lol de lol mort de rire genre t'as vu t'sais !" et daigne enfin m'aider. Et j'vous jure que se plier en deux pour qu'une pré-ado vous mette du rouge à lèvre correctement est de nature assez comique. D'ailleurs ça l'a tellement fait rire elle-même qu'elle a débordé. Super. Magnifique. Génial. Allez maintenant on dépense ses sous et on se casse.

rouge

Suite à ça, je me mets à porter du rouge à lèvres fière comme une gosse de 4 ans jusqu'à un rendez-vous avec mes collègues de promo dans notre future entreprise. Dans la rue, je retrouve un des garçons qui me saute à la gorge en me hurlant :

- Putaiiiin t'es maquilléééeee et touuuut ! Ca choooque !
- Ca choque... D'accord. Donc j'ai l'air d'une pute c'est ça ?
- Non non, c'est pas ce que je voulais dire.
- Honnêtement Guillaume. Est-ce que j'ai l'air d'une pute ? Déconne pas on a un rendez-vous important dans 5 minutes, je peux pas me permettre d'avoir l'air d'une catin, pas aujourd'hui.
- Non non t'es belle mais... J'suis pas habitué.

Pas habitué à ce que j'sois belle. Les hommes savent parler aux femmes. Leur délicatesse les tuera. Du moins je l'espère.

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21 mars 2008

Bambi, I'm gonna teach you how to live ! ©Barney.

bambi

Si vous avez suivi mon périple en Angleterre et mes voyages réguliers vers mes montagnes adorées, vous aurez probablement compris que je laisse régulièrement le Bambi tout seul à l'appartement. Pour ceux qui ne me connaissent pas, sachez que je ne suis pas une mère indigne abandonnant son enfant en bas âge ou son pauvre petit animal de compagnie à son domicile. Je rappelle à l'assistance que le Bambi est un grand garçon qui a maintenant 26 ans et qui a appris depuis quelques temps à ne plus se brûler avec le feu grâce aux nouveaux systèmes de sécurité sur les briquets Bic.

C'est pas toujours facile de laisser un Bambi derrière soi. Surtout quand il fait ses yeux de biche et qu'il frotte sa barbe contre votre épaule en disant "Oui mais c'est looong un mois".
Oui je confirme, un mois, c'est long.
Mais c'était plus long pour moi que pour toi alors te plains pas petit animal des prés. Toi t'avais la bouffe pour combler le manque affectif. Moi j'avais que l'alcool pour noyer ma connerie solitude.

Généralement, le Bambi est pris de panique à l'approche de mon départ.

- T'as pris ton chargeur de portable ?! T'as suffisamment de batterie jusqu'à ce soir ? Tu m'appelleras avant de te coucher quand même ? Nan nan c'est pas la peine m'appelle pas, je sais que tu seras avec tes potes, profite va. Mais si t'as le temps appelle hein. Moi t'façon j'laisse mon portable allumé. Comme ça tu peux m'appeller tu vois. A n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Des fois que j'te manquerai par exemple.

Et moi, généralement, je fais toujours l'indifférente, la fille autonome qui n'a besoin de personne, super indépendante, faisant partie de cette nouvelle génération de femmes qui peut vivre sans hommes (un grand merci à l'industrie du sextoy au passage). Un peu du genre "Vazy steuplé lâche moi t'es pas ma mère, j'suis sans attache moi, j'suis libre, faut pas envahir mon espace vital tu vois". Mais si il ne répond pas au téléphone à 4h du mat quand je rentre un peu éméchée d'une soirée et que j'ai envie de parler pour rien dire (tout en étant à moitié hilare), je l'accuse de non assistance à personne en danger sur son répondeur.

Parce que je ne sais pas trop pourquoi, mais j'adoooore lui parler quand j'suis bourrée. C'est tellement agréable d'avoir quelqu'un à ses côtés qui fait semblant d'écouter ce qu'on dit. Surtout quand ce qu'on dit est d'une totale incohérence. D'ailleurs une fois j'ai tellement dit de la merde, que le lendemain il m'a lui-même avoué qu'il s'était ouvertement foutu de moi.
- J'te jure hier je t'écoutais même plus tellement ce que tu disais c'était pourri. T'étais toute excitée et après, d'un coup, tu t'es mise à parler de la famine en Afrique, t'es partie en déprime totale en moins de cinq secondes en me hurlant que j'pouvais pas comprendre ce que vivait les gens dans le tiers monde. Et moi j'te faisais "Mais oui, mais oui, cuve ma fille, cuve" et tu voyais même pas que j'me foutais de ta gueule c'était trop drôle, tu continuais ta tirade à la Mère Térésa tout en finissant un paquet de chips.
Oui je sais, j'ai énormément de chance de vivre avec quelqu'un d'aussi compréhensif et délicat. Toi aussi, femme seule et déprimée, tu rêves de cuver ton vin dans les bras d'un Bambi poilu à tendance sarcastique. Malheureusement pour toi, je suis l'unique propriétaire de l'objet en question et il y a un préavis de trois mois avant de s'en séparer, alors tu vas devoir attendre.

Vous l'aurez compris, le Bambi prend son pied à se moquer de moi, mais il ne peut pas survivre bien longtemps livré à lui même dans notre appartement. Déjà parce que les seuls plats équilibrés qu'il sait se préparer tout seul c'est Steak Haché / Haricots verts et Champignons / Escalopes de dinde. Et ça, ça tourne en boucle dans ses menus avec des interruptions à base de pizzas et de BambiBurgers.
Ensuite il ne peut pas rester tout seul à l'appart parce qu'il s'ennuie trop quand j'suis pas là.
- Tu vois quand t'es là, même si t'es pas dans la même pièce, j'm'ennuie pas. Mais quand t'es pas là je me fais trop chier, je peux même pas aller voir dans la chambre pour te demander ce que tu fais, je tourne en rond à m'en mordre la queue.

Comme un pitit chien. C'est trop mignon.

bamb

Puis moi aussi ça me manque de pas pouvoir me moquer de lui. Bah oui c'est à double tranchant hein, j'vais pas me laisser humilier sans rien faire. Faut bien que je l'affiche à son tour. Mais je reste toujours très correcte dans l'humiliation. J'irai jamais raconter à quelqu'un qu'il s'est évanoui dans les bras d'une infirmière le jour où je l'ai forcé à venir donner son sang avec moi. J'suis pas une pute quand même ! :)

Si je raconte tout ça aujourd'hui c'est parce que j'ai encore laissé le Bambi tout seul en région parisienne et que j'ai peur que quelqu'un (un voisin, un ami, que sais-je ?) me dénonce aux services sociaux et qu'ils le placent dans une famille d'accueil. Sa mère serait trop contente si on me l'enlevait. Mais d'un autre côté... J'aurai le Mac, la DS et la Playstation 3 pour moi toute seule. Hmm... Cruel dilemme.

Ha oui au fait, j'allais presque oublier. Hier j'étais un peu une bombe atomique à cause que j'ai allé au coiffeur. Aujourd'hui j'suis d'un ridicule à tuer des vaches (j'viens de l'inventer celle là tiens) rapport au fait que j'me suis endormie comme une merde sur ma terrasse et que j'ai pris un violent coup de soleil. De profil. Donc d'un seul côté du visage. J'suis magnifique. J'suis aussi très conne, certes, mais j'suis magnifique.

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16 décembre 2007

Vieux gamin.

honte

Ramener mes petits copains (ou ne serait-ce que mes copains) à la maison lorsque j'étais ado fut un véritable calvaire. Pourquoi me demanderez-vous ? Parce que mon père s'amusait inlassablement à faire peur à mes amis à coup de blagues plus étranges que drôles.

La première fois que ma meilleure amie est venue dormir à la maison, elle a eu le malheur de se lever avant moi et de vouloir prendre son petit déjeuner dans la cuisine. Mon cher papa a trouvé drôlissime de lui servir des tartines de rillettes sur le coup des 8h du mat. Elle n'a pas osé dire non.
La première fois que je suis tombée amoureuse et que j'ai invité mon copinou dans ma chambre pour écouter un bon petit single de Tonton David, je n'avais pas envisagé la possibilité que mon père puisse retirer les semelles orthopédique de mon cher et tendre pour mieux bourrer le fond de ses chaussures avec du papier journal. Quand mon amoureux est parti, il a cru qu'il avait grandi des pieds.
Pour mon premier rencard, un garçon a téléphoné chez moi pour m'inviter au cinéma afin que nous puissions nous rouler des pelles à foison. Mon père a décroché avant moi et il a fait patienter son interlocuteur 10 minutes en lui faisant croire que j'étais à l'agonie et que j'avais peut être attrapé le virus de la peste. Quand il me l'a enfin passé, le garçon en question a failli annuler notre rendez-vous.

Non pas que j'eusse honte de mon géniteur qui se donnait bien du mal pour faire diverses blagounettes à mes amis afin qu'ils le prennent pour un fou, non. Disons seulement que j'avais un peu de mal à assumer.

Mais maintenant j'ai grandi, j'ai arrêté de dire des trucs du genre "tfaçon tu comprends que dalle à mon état d'esprit de djeuns et ça te fera les pieds quand jfuguerai avec mon hamster", et j'essaie donc d'être plus compréhensive quant à la notion d'humour de mon père. Je vois un peu ça comme une marque de fabrique, quelque chose de mignon dont je me souviendrai toute ma vie.

N'empêche que ça reste toujours aussi difficile à expliquer à ses victimes...

blagounette

Sacré Papounichon va.

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10 décembre 2007

Il padre nella macchina.

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voiture_2

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Suite de la suite du cadeau de nowel pour Papounichon qui a tendance à s'énerver facilement mais qu'on aime quand même malgré son petit côté schizophrène. :)

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03 décembre 2007

L'attaque du traître.

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Ca, c'est encore mon père.
Dans toute sa splendeur.

Suite de La fameuse BD de Nowel relatant ses aventures ou en l'occurrence : ses coups en douce, ses attaques perfides et ses assauts de fourbe.
Comme il va être flatté. Comme il va être fier. Comme il aura pas honte du tout quand le reste de la famille fera : "Fais voir Sergio ! Fais voir !".

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15 novembre 2007

Quand l'homme fait les courses (Bis).

Le Bambi est mignon. Mais le Bambi reste un enfant. Un enfant qui n'aime pas trop trop les légumes.

- Tu veux pas faire des frites ce soir ?
- Non Bambi.
- Des patates sautées alors ?
- Non plus.
- Des pommes dauphines ?
- Non. Et non pour toutes les autres formes de patates que tu me proposeras.
- Pourquoiiiiii ?
- Parce qu'il faut que tu manges des légumes pour bien grandir ! (Et accessoirement, pour pas que sa mère m'en mette plein la tête et lui sorte le fameux "Oh mon dieu ! Mais est-ce que tu manges bien au moins avec elle ?").

Alors forcément, sur mes listes de courses, de temps en temps (parce que ouais, j'suis pas un tyran non plus), il y a des légumes. Et de temps en temps, comme aujourd'hui, je me rends compte que le Bambi est vraiment un cas social.

- Tiens, la liste.
- Ok. Du mascara t'es sûre ?
- Heu, ouais. Franchement, j'suis sûre. Et si tu te rappelles de la tête que j'ai au réveil tu devrais être sûr aussi.
- Ok. Du shampoing regé.. rége.. regénéri
- Régénérant. Pour ma belle crinière dorée. Pour que mes cheveux soient souples et soyeux et que tu puisses te la raconter devant tes copains comme quoi j'suis trop un top model.
- Ok pour ça aussi. Et là c'est quoi ?
- Des courgettes.
- Des quoi ?
- Des courgettes !
- ...
- Noooon... Ne me dis pas que...
- Si... C'est quoi des courgettes ?

Donc là après m'être relevée de mon évanouissement/choc traumatique pour cause de non-connaissance de la courgette, j'ai mis un peu d'eau fraîche sur mon visage, et je lui ai dis "Bah tu demanderas à une vendeuse en rayon". Ouais j'suis un peu une pute je sais. L'envoyer à l'humiliation publique comme ça c'est pas sympa. Mais c'est la faute de sa mère aussi ! Elle n'avait qu'à pas le nourrir de patates toute sa vie !

Donc ça c'est pour les garçons qui ne savent pas à quoi ressemble une courgette : (Pitié, ne me dites pas qu'il n'en existe qu'un au monde sinon je serai obligée de le plaquer pour le motif le plus ridicule de tout l'univers)

courgette

J'vous jure. Toute une éducation à refaire.

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13 novembre 2007

Quand l'homme fait les courses.

Etant donné que la femme fait ses devoirs, l'homme lui, fait les courses. Mais comme ce n'est pas son domaine de prédilection, il lutte un peu quand même.

supermarket

Déjà, si j'ai pas mon portable sur moi quand il est au prisu du coin, c'est la panique.

- Allo oui ?
- Ha enfiiin ! J'ai cru que tu répondrais jamais ! (Et là ça aurait été ma fête) C'est quoi que tu veux comme crème fraiche ?
- Bah, de la crème fraiche pour mon gratin. (réponse féminine typique)
- Mais y'en a plein putain ! De la fraiche, épaisse, liquide, en brique, en pot, j'prends quoiii ? En plus c'est éparpillé partout c'est même pas dans le même rayon ! J'prends quoi bordel !
- Panique pas Bambi, reviens à la maison, on va te faire une petite tisane.

Puis quand il revient des fois, j'ai des petites surprises...
- Tiens j't'ai acheté des yaourts.
- Meeeerciii. Ha... Des 0%. D'accoord. Aurais-tu un message à me faire passer par hasard ?
- Bah non pourquoi ?
- Parce que tu m'as acheté des yaourts de régime, voilà pourquoi. Et avec ça plus les "Spécial K" que tu m'as acheté pour le petit déjeuner, je commence à me poser des questions.
- Bah j'sais pas moi ! Y'en a quinze mille aussi ! J'peux pas faire attention à tout ! Puis y'a trop de choses sur la liste !
- Chuuut, tout va bien, caaalme, une petite verveine ?

Et ce qui l'angoisse le plus, c'est que ma liste soit assez longue pour qu'il doive se servir du caddie.
- T'es sûre d'avoir besoin de tout ça ?
- Bah oui, sinon j't'en ferai pas la liste.
- C'est vraiment urgent les produits de lessive et le pack de lait ?
- Au moins autant que ton Coca-Cola. Mais tu sais, si tu as peur que ce soit trop lourd, tu peux prendre le caddie.
- Ouais mais non. Parce que j'ai l'air d'un con avec.
- T'es sûr ?
- Ouais ouais, j'veux pas avoir l'air d'une tante.
(Oui car le Bambi n'aime pas trop passer pour un gay, il préfère qu'on le confonde avec stallone ou autre décérébré à muscles du grand écran, c'est bien plus valorisant).

Bon évidemment après il revient avec le dos cassé en deux et il miaule qu'il a mal et qu'il va mourir jusqu'à ce que je lui serve de la nourriture dans son assiette.

Alors maintenant mes listes de courses ça ressemble à ça :
- Crème fraiche légère 25cl en pot que tu trouveras au rayon frais à côté du beurre,
- Gruyère râpé 1er prix en sachet de 200g et me prends pas de la marque s'il te plait Bambi sinon à ce train là on va vite être ruinés,
- Yaourts aux fruits normaux et pas des 0% parce que faut pas déconner j'ai pas un gros cul,
- etc.

Des fois j'me demande ce qui est le plus long. Faires les courses ou faire la liste ?

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10 novembre 2007

Weight Watchers, mon coach personnel.

FootingSergio_1

FootingSergio_2

Ca, c'est mon père.

J'en parle pas souvent parce que c'est quelqu'un qui vit dans un monde parallèle et y'aurait trop de choses à dire sur lui si jamais j'avais l'intention de faire sa description sur un blog. Tout ce que j'peux dire, c'est que mon père, c'est une caricature à lui tout seul. Alors pour Noël, comme j'ai pas une tune, je vais lui faire sa propre BD. "Les aventures de Sergio le magnifique". Et maman, s'il te plait, garde ta langue bien rentrée, va pas lui gâcher sa surprise sinon je vais être obligée de lui acheter un truc.

Jadis, mon père était dessinateur. Je dis jadis parce que maintenant c'est un vieux croulant à la retraite qui passe son temps à me saouler pour que j'devienne une championne du monde de course à pied. Car oui, quand mes potes regardent mes jambes de 8 mètres de long et qu'ils voient Mr Jack, mon père, lui, il voit Carl Lewis. Bref, quand mon père ne me harcèle pas pour que je fasses les J.O. 2008, il se plait à critiquer mes petits dessin-cadeaux en tant que dessinateur professionnel. Pour exemple, quand j'avais 5 ans j'ai dessiné un truc qui ressemblait grossomodo à ça :


maison

Et donc mon père quand j'lui ai remis mon chef d'oeuvre entre les mains, il a dit "Et la perspective cavalière ? Elle va se faire toute seule ?". Pour le coup, j'ai été la première gamine de 5 ans à se mettre à dessiner des maison en 3D, donc j'lui pardonne. Mais bon c'est pour dire, j'vous explique même pas ce que je vais me prendre dans la tête quand j'vais lui offrir sa BD ! Moi qui dessine en vrac pour m'éclater, et lui qui a dessiné toute sa vie, il va en avoir des choses à dire ! Mais j'men fiche. Parce que j'sais qu'au fond de lui, bien bien au fond, là où personne peut aller voir, il va kiffer. Et si il kiffe pas j'irai m'enfermer en pleurant dans la salle de bain en criant "J'te déteste ! T'es rien qu'un vieux con !". Et là il me décollera la tête, je mourrai, et ça sera la fin de mon super blog.

I love you papounichon.

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24 août 2007

Je taquine je taquine.

superbambi1

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